THE HIVES

THE HIVES
The Hives est un groupe de garage punk suédois créé en 1993. The Hives est un groupe reconnu pour ses prestations scéniques et ses hymnes garages teintés de rock 50's. Le chanteur, Pelle Almqvist est comparé par certains à Mick Jagger. On pourra remarquer une certaine ressemblance physique, cultivée par Almqvist qui reprend des attitudes de Jagger. The Hives sont également remarqués pour leur fameux costards noir et blanc, partie de leur image de groupe sorti des années 1950 (noter de même les surnoms de certains membres du groupe), et leur humour si particulier (sur les livrets de leurs disques, sur leur site, etc).

Le groupe dit s'être formé en 1993 sous la houlette de Randy Fitzsimmons. Celui-ci leur a suggeré de former un groupe garage rock. Il est prétendument décrit comme l'auteur des textes du groupe.

En 1995 ils sont signés par Peter Almqvist chez Sidekick Records, une division du label skate/punk suédois Burning Heart Records. L'année suivante ils lançèrent leur tout premier EP Oh Lord! When? How?. Almqvist décide alors de promouvoir directement le groupe au label Burning Heart Records lui même.

L'année 1997 vit la publication du premier album des Hives, Barely Legal (d'un ancien nom de scène de Vigilante), et le groupe se mit à tourner. L'année suivante ils sortent leur second EP, a.k.a I-D-I-O-T.

Après un break de deux ans, les Hives reviennent avec un nouvel album intitulé Veni Vedi Vicious, qui a vu le groupe migrer de la mouvance raw-punk à des sonorités se rapprochant désormais du garage rock. Les membres du groupe eux même ont qualifié cet album d'un "gant de velours au genouillères de laiton, à la fois brutal et sophistiqué". L'album comprend les singles "Hate to Say I Told You So", "Main Offender", "Die, All Right!", et "Supply & Demand".

A la vue du vidéoclip de "Hate To Say I Told You So" à la télévision allemande, Alan McGee (Oasis, Creation Records) décide de signer le groupe sous son tout nouveau label du nom de Poptones. C'est sous ce label que sort alors une compilation 'best of' au nom pour le moins provocateur Your New Favorite Band (traduire : Votre Nouveau Groupe Favori) en 2001, qui se montra relativement efficace en atteignant la 7ème place des charts anglais (albums). A la suite du succès de l'album, le groupe ressortit les single "Hate to Say I Told You So" et "Main Offender" qui atteignirent respectivement la 23ème et la 24ème place des charts anglais (singles). Le groupe ressortit également Veni Vedi Vicious aux Etats-Unis.

Après d'intensives tournées dans le monde, le groupe revint à Fafersta (province suédoise) pour enregistrer leur troisième album. Le résultat fut la sortie en 2004 de Tyranosaurus Hives, leur premier vrai album depuis 4 années. L'album inclut notamment les tubes "Walk Idiot Walk" qui débuta directement 13ème des charts anglais (singles), "Two-Timing Touch And Broken Bones" (lui aussi dans le top50) et "A Little More For A Little You".

Forts de leur succès planétaire indiscutable, les Hives apparurent à plusieurs reprises aux côtés d'autres stars, notamment le célèbre producteur hip hop Timbaland dans un featuring du nom de "Throw It On Me" avec les WWE Diva. Le groupe a également annoncé qu'ils tourneraient aux Etats-Unis aux côtés de Maroon 5, en septembre 2007.

Dès aôut 2006, le site web officiel des Hives annonçait l'arrivée d'une "diffusion d'urgence". Le site révela que le prochain album du groupe, The Black And White Album de son nom sortirait le 15 octobre 2007 au Royaume-Uni, tandis que le premier single "Tick Tick Boom" sortirait lui le 14 aout aux Etats-Unis et le 8 octobre au Royaume-Uni. L'album marque une nouvelle étape dans la musique du groupe. Allant désormais complétement puiser dans la recherche musicale extrême, le groupe a sut conserver la fabuleuse énergie qui lui sied tant jusqu'à maintenant. Il est fort à parier que les prochaine singles tirés de l'album rencontreront un franc-succès.

Le groupe participa au tournage d'une publicité pour la marque Nike, en jouant le titre de leur nouveau single "Tick Tick Boom" qui est aussi le générique de WWE Survivor Series 2007.

CLIP: HATE TO SAY I TOLD YOU SO
CLIP: MAIN OFFENDER
CLIP: WALK IDIOT WALK
CLIP: TWO TIMING TOUCH AND BROKEN BONES
CLIP: A LITTLE MORE FOR A LITTLE YOU
CLIP: THROW IT ON ME
CLIP: TICK TICK BOOM

# Posted on Saturday, 08 December 2007 at 9:29 PM

Edited on Sunday, 25 October 2009 at 6:54 PM

THE KILLERS

THE KILLERS
The Killers est un groupe de rock américain formé en 2002 et originaire de Las Vegas. La musique des Killers est essentiellement basée sur des influences britanniques et la musique des années 80, particulièrement la musique New wave. Parfois, Brandon Flowers chante d'ailleurs avec un faux accent anglais. Leur premier album, Hot Fuss qui les a révélés, est sorti en 2004.

En 2001, Brandon Flowers est abandonné par son premier groupe, Blush Response, après son refus de suivre le reste de l'équipe à Los Angeles. Après son départ, Flowers découvre une annonce dans le Las Vegas Weekly émanant du futur guitariste David Keuning, qui propose de former un groupe dont les influences seraient Oasis, The Cure, New Order, ou The Smiths. Les deux hommes se rencontrent, s'entendent rapidement et décident de trouver un batteur et un bassiste pour compléter la formation. Après de nombreuses auditions, Ronnie Vannucci et Mark Stoermer sont sélectionnés pour remplir ces rôles. Le groupe tire son nom d'une nouvelle de l'écrivain américain Ernest Hemingway, The Killers, ce nom apparaissant en outre sur la batterie d'un groupe fictif mis en scène dans un clip de New Order (Crystal).

Avant de faire partie du groupe, les quatre musiciens exerçaient des professions assez variées : Flowers, ayant quitté le lycée, a été groom au Gold Coast Hotel. David Keunig, originaire de Pella, dans l'Iowa a suivi des cours au lycée de Kirkwood et à l'université de l'Iowa. Il a ensuite déménagé à Las Vegas en janvier 2000 pour travailler dans une boutique de vêtements Banana Republic. Max Stoermer était quant à lui coursier dans le domaine médical et étudiant en philosophie à l'Université du Nevada. Enfin, Ronnie Vannucci était étudiant en percussions classiques et photographe.

Le groupe joue pour la première fois dans le club gay de Las Vegas Tramps. C'est en Grande-Bretagne que le groupe commence à accroître sa notoriété, notamment dans les pages du magazine New Musical Express. La sortie de leur premier album Hot Fuss le 7 juin 2004, chez Lizard King Records, puis aux États-Unis le 15 juin de la même année chez Island Records leur permet d'accéder au succès. Fin 2004, leur album sort au Japon et en France, ainsi que leur premier single, Somebody told me, suivi par Mr. Brightside et All These Things That I've Done.

Le deuxième album du groupe Sam's Town, est sorti le 3 octobre 2006. Cet album n'a pas été autant plébiscité par la critique mais les ventes ont été très élevées. Le premier single "When You Were Young" connait un grand succès, et il est suivi de "Bones", dont le clip a été dirigé par Tim Burton. Le troisième single est la ballade synth-rock "Read My Mind" suivi de "For Reasons Unknown".

CLIP: SOMEBODY TOLD ME
CLIP: MR. BRIGHTSIDE
CLIP: WHEN YOU WERE YOUNG
CLIP: BONES
CLIP: A GREAT BIG SLED
CLIP: READ MY MIND
CLIP: FOR REASONS UNKNOWN
CLIP: TRANQUILIZE
CLIP: DON'T SHOOT ME SANTA
CLIP: HUMAN
CLIP: SPACEMAN

# Posted on Saturday, 08 December 2007 at 9:20 PM

Edited on Sunday, 25 October 2009 at 6:55 PM

THE MARS VOLTA

THE MARS VOLTA
The Mars Volta est un groupe de rock américain aux fortes influences latines, formé en 2001 autour de Cedric Bixler Zavala et Omar Rodriguez-Lopez.

En 2001 le groupe texan At the drive-in se sépare. Jim Ward, Paul Hinojos (maintenant membre de The Mars Volta) et Tony Hajjaravec s'en vont fonder Sparta. Les deux autres membres - Cedric Bixler Zavala et Omar Rodriguez-Lopez - se rabattent sur leur side project dub De Facto, qu'ils partagent avec Ikey Owens (ex-Long Beach Dub Allstars) et Jeremy Michael Ward. Après le split d'At the drive-in, ils décident de faire évoluer De Facto en recrutant Jon Theodore (Golden, ex-Royal Trux et Him) et Eva Gardner. Ainsi naît The Mars Volta, ambitieux groupe de rock.

Un premier EP sort en 2002 : Tremulant, co-produit par Alex Newport. Puis Eva Gardner quitte le groupe avant l'enregistrement en 2003 de leur premier album : De-Loused in the Comatorium, co-produit par Rick Rubin. Ces deux disques posent les bases de The Mars Volta, qui se veut un groupe sans codes, passant avec une facilité déconcertante de passages rock violents à des nappes plus douces. Leur musique très déconstruite refuse la facilité couplet/refrain/couplet. Déconstruite ? Ce n'est pas forcément le terme adéquat, au vue de la complexité des structures...

Un mois avant la sortie de De-Loused in the Comatorium, et en pleine tournée du groupe en première partie des Red Hot Chili Peppers, Jeremy Michael Ward est retrouvé mort par overdose. Le premier single de l'album lui sera par conséquent dédié. Paul Hinojos le remplace sur la tournée qui s'ensuit, et dont témoigne un EP live.

Début 2005 sort un nouvel album : Frances the Mute, produit cette fois par Omar Rodriguez-Lopez seul.

Lors d'une tournée en Hollande en 2005, Omar Rodriguez en profite pour enregistrer un album solo de 5 titres avec son groupe, l'Omar Rodriguez Quintet, avec Juan Alderete, son frère Marcel, Adrian Terrazas et se sont armés pendant la tournée européenne du claviériste Enrique Trejo.

2006 marque le retour du combo avec l'album Amputechture.

Enfin, le groupe vient de terminer l'enregistrement de leur prochain opus The Bedlam in Goliath, prévu pour la fin de janvier 2008. Selon les dires des deux comparses, cet album jetera les bases d'une nouvelle ère pour The Mars Volta. L'album est basé sur une histoire vraie arrivé au groupe durant la période de leur tournée avec les Red Hot Chili Peppers. Après un voyage à Jérusalem, Omar aurait ramené avec lui une planche de jeu de style Ouija et l'aurait offert en cadeau à Cedric. Le groupe aurait souvent joué avec le jeu après des spectacles et l'aurait baptisé le Soothsayer. Selon eux, ils seraient entrés en contact avec l'esprit Goliath qui leur aurait dicté des mots et expressions, dont quelques uns ont été utilisés pour l'album. Malheureusement, plus tard, durant leur tournée, The Mars Volta ont connu quelques malchances qui ont fait en sorte que la sortie de l'album, devant être en septembre, fut reportée de plusieurs mois. Le groupe croit que les événements ont été causés par le Soothsayer et Omar a donc enterré la planche de jeu à un endroit qu'aucun autre membre du groupe ne connait.The Bedlam in Goliath est la façon, disent-ils, de dissiper la malédiction tombée sur eux, en l'envoyant à la population. Ils qualifient même cet album de maudit. Avant goût le 19 novembre 2007 avec le premier single tiré de cet album Wax Simulacra.

De plus, un jeu vidéo, Goliath: The Soothsayer, basé sur l'album The Bedlam in Goliath sera disponible éventuellement.

En 2007, Ikey Owens sort un premier EP 4 titres avec le rappeur californien 2Mex sous le nom de "Look Daggers". Ce "Patience EP" (sorti en CD-R) est annonciateur d'un album, "Suffer In Style", prévu pour 2008.

CLIP: INERTIATIC ESP
CLIP: TELEVATORS
CLIP: THE WIDOW
CLIP: L'VIA L'VIAQUEZ
CLIP: WAX SIMULACRA
CLIP: GOLIATH
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# Posted on Saturday, 08 December 2007 at 9:36 PM

Edited on Sunday, 25 October 2009 at 6:55 PM

THE OFFSPRING

THE OFFSPRING
The Offspring est un groupe de punk rock californien, formé à Orange County près de Los Angeles en 1987. Il est un des pionniers du punk rock californien avec la sortie de l'album Smash en 1994.

1984: Formation de Maniac Substitual avec Dexter (Bryan Keith Holland) et Greg K. (Gregory Kriesel). Ils ont alors 19 ans.

1985: Noodles (K. Wasserman) rejoint le groupe (il a été pris dans le groupe car il avait l'âge d'acheter de la bière, ayant alors plus de 21 ans, (la majorité dans certains états des Etats-unis), ainsi que James Lilja, le tout premier batteur , qui quitte le groupe au début 1987 pour continuer ses études en médecine.

1987: Création du groupe THE OFFSPRING (nom donné par James Lilja, certainement d'après un film d'horreur du même titre). Ron Welty rejoint le groupe après le départ de James.

1989: Premier album studio: the offspring. Premières tournées.

1990: Dexter, âgé de 22 ans, devient père d'une fille avec son ex femme qui est décédée peu de temps après la naissance de leur fille.Il s'est marié avec Kristine Luna le 21 Août 1995.
Noodles, âgé de 35 ans, devient père lui aussi d'une fille Chelsea Nicole. Il s'était marié en 1998 avec Jackie Patrice le 14 février.

1992: (16 octobre) Sortie du deuxième album: Ignition. Début du succès aux États-Unis. Premiers fans.

1993: Ron Welty, le batteur devient père d'un garçon.

1994: (8 avril) Sortie de Smash, leur troisième album. À ce jour, avec 14 millions de copies, Smash est l'album paru chez une maison de disque indépendante (Epitaph) le plus vendu au monde. Début du succès de The Offspring en Europe.

1997: (4 février) Sortie de Ixnay on the Hombre , qui connaît un succès plus modéré mais tout de même très apprécié par les fans.

1998: (17 novembre) Sortie d' Americana, qui connait un immense succès (10 millions de copies vendues) mais qui aliéne de nombreux fans qui accusent le groupe de prendre un virage commercial. Cet album sort sur un nouveau label, Columbia Records (Sony), où s'est réfugié le groupe après un conflit avec Epitaph.

1999: Greg K. devient père à son tour d'un fils («Michael»). Participations du groupe au Woodstock de 1999.

2000: (14 novembre) Sortie de Conspiracy of One, certifié disque de platine.

2003: Ron Welty, le batteur, quitte le groupe après plus de 15 ans en plein enregistrement d'un nouvel album. Josh Freese est appelé d'urgence pour terminer l'enregistrement de l'album, Splinter, qui sort à la fin de l'année(2 décembre).

2004: Atom Willard rejoint le groupe pour remplacer Ron. The Offspring effectue une tournée mondiale (Warped tour) avec lui.

2005: Sortie du "Greatest hits". The Offspring entre en studio en fin d'année pour leur prochain album.

2005: The Offspring effectue une grande tournée dans le monde. Ils participent aussi au Vans Warped Tours avec plusieurs autres groupes Skate punk.
Atom Willard rejoint le groupe Angels And Airwaves. Il ne quitte pas le groupe The Offspring pour autant.

En novembre 2006, The Offspring retourne en studio pour enregistrer leur huitième album Rise and Fall, Rage and Grace avec le producteur Bob Rock.

Le 27 juillet 2007, le groupe annonce qu'ils ont engagé un nouveau batteur en la personne de Pete Parada en remplacement de Atom Willard. Malgré tout c'est encore Josh Freese qui enregistre les parties batteries sur l'album.

Finalement le 9 avril 2008, l'album sort comme premier single Hammerhead, en radio le 6 mai. Le second single You're Gonna Go Far, Kid est encore un autre tube pour le groupe, restant près de onze semaines au sommet des charts américains.

Au même moment, Epitaph Records annonce une réédition des albums Ignition et Smash entièrement re-masterisé. Ensuite une tournée américaine, avec un nouveau bassiste Scott Shiflett (du groupe Face to Face), en remplacement de Greg K qui est parti momentanément due à une naissance dans sa famille. Kriesel retourne ensuite pour le reste de la tournée en juin.

Après une pause, le groupe doit retourner en studio en janvier 2010 pour un album qui devrait sortir courant 2010. Holland, Noodles et Bob Rock travaillent sur différentes démos à Hawaï. Le nouveau batteur Pete Parada devrait participer à l'enregistrement du nouvel album. Lors d'une interview, Noodles déclare qu'il écoutait d'anciennes démos datant de Splinter ou même de Conspiracy of One pour les regarder avec un ½il neuf.

CLIP: GONE AWAY
CLIP: ALL I WANT
CLIP: MEANING OF LIFE
CLIP: I CHOOSE
CLIP: PRETTY FLY
CLIP: WHY DON'T YOU GET A JOB?
CLIP: THE KIDS AREN'T ALRIGHT
CLIP: SHE'S GOT ISSUES
CLIP: ORIGINAL PRANKSTER
CLIP: WANT YOU BAD
CLIP: DEFY YOU
CLIP: DA HUI
CLIP: HIT THAT
CLIP: CAN'T REPEAT
CLIP: CAN'T GET MY HEAD AROUND YOU
CLIP: HAMMERHEAD

# Posted on Friday, 07 December 2007 at 8:28 AM

Edited on Monday, 23 November 2009 at 6:55 AM

THE PRODIGY

THE PRODIGY
The Prodigy (« Le Prodige ») est un groupe britannique de musique électronique formé par Liam Howlett en 1990, à Braintree, Essex, Angleterre. Aux côtés notamment de Fatboy Slim, The Chemical Brothers et The Crystal Method, ils font partie des pionniers de la dance électronique qualifiée plus tard de « big beat » par la presse. Ce style atteint sa popularité dans les années 1990 avec le développement des raves parties et de leur médiatisation dès lors qu'elles ont été rendues illégales. The Prodigy a vendu plus de 16 millions de disques dans le monde entier ce qui en fait le plus grand vendeur de disques de l'histoire de la dance music.

Leur musique est transversale à différents styles allant de la rave, le hardcore, l'industriel et le breakbeat, au début des années 1990, puis évoluant vers le rock alternatif, le big beat et le nu skool breaks avec une part plus importante donnée aux voix. Le groupe comprend Liam Howlett (compositeur/claviers), Keith Flint (danseur/chanteur) et Maxim Reality (MC/chanteur, Keith Palmer de son vrai nom). Leeroy Thornhill (danseur/très occasionnellement aux claviers en concert) a été membre du groupe de 1990 à 2000. Une danseuse/choriste dénommée Sharky a accompagné le groupe au cours de sa première période. The Prodigy est apparue sur la scène rave underground au début des années 1990, et a depuis lors atteint une immense popularité et une renommée mondiale. Certaines de leurs chansons les plus populaires « Charly », « Out of Space », « No Good (Start the Dance) », « Voodoo People », « Firestarter », « Breathe » et « Smack My Bitch Up » ont été des hymnes de club et de festivals avant d'être relayées par les médias et la publicité.

Le nom affiché sur les couvertures d'album a évolué de « The Prodigy » à « Prodigy » entre leurs deuxième et troisième albums. Toutefois, Howlett a indiqué que le titre a toujours été « The Prodigy ». Ce changement n'aurait eu qu'un but marketing afin d'insérer le nom dans le logo, selon Howlett.

En 1990, Liam Howlett se présente dans les bureaux de XL Recordings avec une bande-demo contenant dix titres qu'il avait enregistrés dans sa chambre. Cette musique brute et cinglante puise son inspiration directe dans la scène la plus musclée de la dance underground, celle des raves. Liam décroche un contrat, quatre titres de la bande-démo sortent sur le premier single en février 1991. Ces débuts-là sont prometteurs mais c'est le single suivant qui va conférer à The Prodigy une toute autre envergure. Charly, leur premier tube, allie euphorie, énergie, humour et illustre parfaitement son époque, celle des raves underground dans les warehouses (« entrepôts ») anglaises. Prodigy incarne l'énergie débordante de la rave culture. L'album Experience est un succès commercial.

Le groupe, à l'initiative de son leader, Liam Howlett, et grâce au charisme punk de son chanteur Keith Flint s'oriente alors davantage vers le rock qui connaît un retour en force en ce milieu des années 90. Il faudra attendre l'été 1994 pour voir sortir le deuxième album Music For the Jilted Generation. Premier des classements anglais, l'album entre dans la catégorie des disques d'or moins d'une semaine après sa sortie. Les singles s'enchaînent les uns derrière les autres et Prodigy acquiert une stature de groupe de scène participant aux plus grands festivals.

Le troisième album, The Fat of the Land sort le 30 juin 1997 dans un contexte de véritable euphorie. C'est l'album de la consécration pour Prodigy, celui qui désormais fait partie de nombreux classements d'albums cultes, tous styles confondus. La pochette seule est déjà frappante, avec une image légèrement floutée d'un crabe exotique sur une plage. Le titre de l'album est une provocation cachée, puisque « The fat of the land » est une citation tirée d'une phrase du nazi Hermann Goering. Enfin, et surtout, le disque est truffé de chansons qui deviendront de gros succès commerciaux en singles. Le titre « Firestarter » est repris dans la bande originale du jeu à succès WipEout sur les consoles PlayStation, et Saturn. En 2000, Leeroy Thornhill, membre de Prodigy depuis les débuts, décide de quitter la formation. Il vouera désormais sa carrière à son projet personnel Flightcrank entre dub et hip-hop. En 2000, le titre « Smack my bitch up » est dans la bande originale du film Charlie's Angels d'Ivan Goff et Ben Roberts. « Mindfields » est inclus dans celle de Matrix des frères Wachowski, « Voodoo People » en 1997 dans Dobermann de Jan Kounen puis, en 2001, dans Wasabi de Gérard Krawczyk. Ce n'est qu'en 2002 que Liam Howlett sort un nouveau titre de The Prodigy intitulé Baby's Got a Temper mais sans qu'un album s'ensuive. Les critiques sont plutôt sévères envers ce single, qui pour beaucoup n'est qu'un pot-pourri de leurs succès précédents. Le clip s'avère provocateur, montrant le groupe au milieu de vaches traites par des top-models, le tout dans un décor grotesque de fête foraine. Liam Howlett vit assez mal l'accueil mitigé réservé à ce single par le public, et remet en question sa façon de composer pour l'album à venir. Parallèlement, il collabore avec Liam Gallagher (son beau-frère), charismatique chanteur du groupe Oasis, sur un single censé figurer sur un nouvel album de The Prodigy, Always Outnumbered, Never Outgunned qui paraît finalement en août 2004 sans toutefois rencontrer le succès de ses prédécesseurs.

En septembre 2005, le groupe sort Their Law: The Singles 1990-2005, un best of d'une trentaine de morceaux reprenant tous les singles qui ont fait son succès et incluant des remix et des inédits.

Le nouvel album Invaders Must Die est sorti le 23 février 2009. Le premier single tiré de cet album est « Omen », sorti le 16 février 2009.

Outre Liam Howlett et Leeroy Thornhill, The Prodigy est également composé des vocalistes Keith Flint, véritable emblème du groupe avec ses nombreux piercings et sa coiffure punk, et Maxim Reality, qui se lancera également en solo, enregistrant un duo avec Skin du groupe Skunk Anansie.

THE PRODIGY: OMEN
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# Posted on Friday, 23 October 2009 at 3:14 AM

Edited on Sunday, 25 October 2009 at 6:56 PM

THE RAMONES

THE RAMONES
Les Ramones étaient un groupe de punk originaire de New York et qui fait partie des premières formations du mouvement punk. Fondé en janvier 1974, le groupe enregistra 14 albums en studio et effectua de nombreuses tournées avant de se séparer en 1996. Leur look se détachait par son minimalisme et son aspect négligé : cheveux longs, blousons de cuir des années 1950, jeans déchirés aux genoux. Ce style sera repris plus tard par le mouvement grunge. Ils n'hésitaient pas à jouer avec l'humour noir accompagné d'une musique entrecoupée de slogans, comme par exemple « Beat on the brat with the baseball bat » - qui signifie en français : « Tape sur le môme avec une batte de base-ball » - ou le titre provocateur de Blitzkrieg Bop, une allusion à la guerre menée par l'Allemagne nazie, « blitzkrieg », le deuxième sens de cette chanson étant un hommage aux kids fans des Ramones qui se déchainent dans leurs concerts, ainsi que « Today your love, tomorrow the world » en référence au fameux « Aujourd'hui l'Allemagne, demain le monde » de Hitler. Naturellement, ces titres ne sont que de la provocation punk.

Les quatre Ramones ont influencé avec quelques mois d'avance les kids urbains de la première vague punk anglo-américaine, en particulier The Clash et les Sex Pistols. En 1976, ils enregistrèrent un album avant de tourner en Angleterre. Les Ramones furent produits par Phil Spector en 1979 pour l'album End of the Century qui sortit dans les bacs en 1980.

Forest Hills, Queens. Douglas Colvin, futur Dee Dee Ramone débarque de Berlin, seul avec sa mère, au début des années 1970. Le père, un sergent de l'armée américaine qui les a trimballés un peu partout en Allemagne, boit beaucoup et cogne sur tout le monde. S'ils émigrent, c'est pour sauver leur peau. Douglas n'aimait pas l'Allemagne, il est terrorisé par les États-Unis. Sa mère se remet à boire et lui s'attaque à l'héroïne. Dee Dee témoigne:

"Quand j'avais quinze ans, j'ai commencé à acheter de la dope à la fontaine de Central Park et je la ramenais dans mon quartier du Queens. J'achetais quinze quépas à deux dollars, que je pouvais revendre trois. Le paquet à deux dollars me faisait l'affaire pour la journée. A l'époque, la dope à New York venait de France et c'était du bon matos qui te faisait planer et piquer du nez. De la vraie dope. Un jour, je suis tombé en manque chez ma mère, elle m'a retrouvé tremblant et geignant. Ca l'a mise dans une colère noire, elle a cassé mes disques et lancé ma guitare par la fenêtre. Comme mon père n'était plus là, elle ne me faisait plus peur et j'ai hurlé: "Fous le camp d'ici, sale pute, dégage !" Après ça, j'ai dû quitter la maison. J'avais quinze ans, j'étais dans une merde totale. Une fois, j'ai passé trois mois au trou en Indiana, pour un casse de station essence. Et personne ne s'est occupé de me faire sortir. J'ai appelé ma mère, mon père, tous les gens que je connaissais. Je suis resté trois mois en cellule. En sortant, je suis retourné dans le Queens. Je suis rentré chez ma mère et il y avait ce type, John Cummings, qui est devenu Johnny Ramone. Il habitait de l'autre côté de la rue, et il était cool avec moi."

John Cummings est l'unique fils d'un ouvrier en bâtiment. Enorme fan des Yankees, il voulait être joueur de base-ball professionnel. Il passe deux ans à l'école militaire, trouve que c'est un job formidable et que ça devrait être obligatoire pour tout le monde. En 1973, il voit les New York Dolls sur scène pour la première fois au Mercer Arts Center. Il raconte: "En les voyant, on a réalisé que c'était un grand groupe, et qu'ils ne jouaient pas tellement bien. Donc, on pouvait envisager de se passer de travailler sa guitare vingt ans avant de jouer du bon Rock 'n' Roll." Ce qui lui servira de leçon.

Johnny travaillait pour une boîte de nettoyage à sec et Dee Dee le voyait régulièrement faire ses livraisons. "Je le trouvais cool parce qu'il s'habillait comme il voulait, même pour le boulot. Il avait les cheveux longs, un bandeau délavé, jeans, une veste Levi's, et des Keds toutes pourries. Alors, on se regardait, l'un l'autre." déclarera Dee Dee. Ils finissent par se parler et se rendent compte qu'ils aiment tous deux les Stooges et les New York Dolls. Ce qui est assez exceptionnel, dans le quartier, pour qu'ils commencent à être amis. Au début des années 70, Jimi Hendrix, Janis Joplin et Jim Morrison sont morts. Le rock, maintenant, c'est America, Genesis, Queen, Rod Stewart, ... Les deux garçons détestent.

Les Stooges ne jouaient que tous les neuf mois à New York. Chaque fois qu'ils y ont joué, Johnny et Dee Dee y étaient aussi. Iggy Pop, peint en doré, vomissant pendant une demi-heure de gig, accompagné à la guitare par Scott Asheton, croix gammée dans le dos de son cuir noir... Tout cela leur semble cohérent.

Johhny traîne avec un dénommé Mickey. En revanche, il ne veut pas entendre parler de son petit frère, Jeffrey Hyman (atteint de la maladie de Marfan et de T.O.C), futur Joey Ramone. Parce que c'est le genre à se promener sans chaussure, a traîner à San Francisco avec des hippies. Et Johnny déteste les hippies. A l'époque, Joey porte un énorme afro rouge du Jimi Hendrix Experience. Et, déjà, des petites lunettes noires. Peut être que ce souvenir marquera durablement l'esprit de Johnny, qui (pendant les 22 ans que dureront les Ramones) sera inflexible jusqu'au caractériel sur le code vestimentaire.

Les parents de Joey divorcent quand il a huit ans. Commence alors l'enchaînement des beaux-pères. Sa mère est artiste et collectionneuse d'art... et d'hommes. Gamin, Joey écoute la fameuse R&R Radio sous sa couette, se gavant de Buddy Holly, Gene Vincent, Elvis Presley, Bob Dylan, MC5, Beach Boys... et révère John Lenon. A part les Stooges et les Dolls, les Beatles sont le seul groupe dont tous les Ramones sont d'accord pour dire que "ça le fait". Ils le seront de nouveau, dans les années 90, sur le cas Nirvana.

Dee Dee est plus souple que Johnny en ce qui concerne les hippies. Il est trouve que c'est toujours drôle de voir la façon dont Joey s'habille. Et, surtout, il se cherche un copain de défonce et Joey - s'il ne supporte pas de fumer un pétard sans se recroqueviller en geignant- aime le vin et la picole en général. Terrain d'entente et début d'une amitié. Ils se retrouvent régulièrement pour s'acheter des bouteilles, vont s'asseoir quelque part en ville et boivent toute la journée. Ils insultent quelques personnes et se racontent des trucs.

Par contre, Joey n'aime pas la colle. Donc, quand il s'agit de se mettre la tête dans le sac, c'est avec Johnny que Dee Dee grimpe sur les toits. Ils se trouvent des activités: récupérer des postes TV avant que les éboueurs ne passent, et les lancer du haut des toits pour que l'explosion effraie les passants. Il paraît que l'impact vaut le détour: "On en avait tout spécialement après les petites vieilles qui poussaient leur caddie plein de commissions." A part ça, Dee Dee connaît des numéros de téléphone qui font un "bip bip" fascinant une fois qu'on a collé. Ça peut lui faire sa journée: "Quand on a seize ans, qu'on est fou de rage et qu'on s'ennuie, on a intérêt à être sacrément créatif pour provoquer quelque chose d'excitant."

Puis Joey se fait mettre à la porte par sa mère, pour "son propre bien". Parce qu'elle en a marre de voir son fils ne rien faire et qu'elle pense que ça le réveillera. Rétif à démolusquer, il squatte illico presto la galerie d'art de sa mère. Il invite Dee Dee à dormir par terre, au milieu des toiles, avec lui. Pas de meubles, rien du tout. Mais c'est quand même la maison. Joey peint. Il malaxe des carottes, des laitues, des navets et des fraises et peint avec. Il enregistre des trucs: le buz des lampadaires, le bruit d'un ballon dans un panier de basket-ball, le tonnerre, et les écoute en boucle, songeur. Joey a fait un séjour en HP. Ce qui fait que Dee Dee le respecte. Parce qu'il en est ressorti, alors que la plupart de ceux qui y sont passés n'y décollent plus. Et, surtout, parce qu'il s'est fait un tas de copines super gentilles avec lui, et toujours prêtes à rendre service.

C'est pourquoi Johnny commence à l'apprécier, bien qu'il ne le prenne pas au sérieux. En tant que ex-pensionnaire d'HP, il veut bavarder avec lui. Johnny affectionne tout ce qui est mauvais d'esprit. Charles Manson lui est sympathique. Tout ce qui est malade, violent ou dément l'intéresse. A cette époque là, Joey vire radical glitter, comme beaucoup d'autres et chante dans son premier groupe, Sniper. Cheveux longs, veste imitation satin noir, gants de cuir, platform-boots lavande... il lui arrive de voler des robes, des bijoux et du maquillage à sa mère. Il s'inspire d'Alice Cooper. Il sera atrocement déçu en apprenant que celui-ci n'est pas un véritable nécrophile.

La toute première fois que Dee Dee voit Joey sur scène, au chant avec son groupe, il est époustouflé. Le visage dissimulé derrière son abondante chevelure, le corps déséquilibré penché vers le micro, statique du début à la fin, il impressionne.

Dee Dee tente par tous les moyens de payer sa dope. Bel androgyne juvénile, il tapine de temps à autre, de qu'il évoquera dans le titre "53rd & 3rd", mais moins souvent en interview. Il s'essaye à la délinquance, mais la fois où il se retrouve dans un lavomatic en croyant braquer une épicerie le décourage rapidement. Il se trouve donc un job de bureau. Il est chargé de prendre le courrier, de le trier et de le distribuer aux employés. Johnny, quant à lui, bosse sur un chantier à Broadway. N'étant pas loin du bureau de Dee Dee, il se retrouvent tous les midis. En général, ils vont au Métropole, un club de go go, et boivent des bières, avant de faire un tour chez Manny's Guitar Store, où ils regardent la vitrine. Ils parlent de monter un groupe.

Le vendredi 23 janvier 1974, c'est jour de paye. Johnny s'achète une Mosrite bleue et Dee Dee une basse Danelectro. 50$ chacune. Ils appellent Joey pour lui demander s'il veut jouer avec eux et ce dernier répond "yeah". Dee Dee affirme qu'à l'époque, tous les chanteurs voulaient ressembler à Iggy Pop ou à Mick Jagger. Tous sauf Joey, qui avait déjà son propre style. Les premières répétitions se déroulent dans le local tenu par Tommy Erdelyi et Monte Delnick, à Manhattan. Le premier deviendra leur batteur, sous le nom de Tommy Ramone, le second leur "road manager".

Né à Budapest (Hongrie) en 1952, Tommy arrive aux États-Unis en 1956. Il a déjà comme guitariste avec Johnny et le frère de Joey, dans un groupe appelé les Tangerine Puppets, qui reprenait des morceaux des Shadows of Knight, Count Five ou des Stones... Depuis, il est devenu ingénieur du son à Manhattanau studio Record Plant, où il a notamment travaillé sur le mix de "Band Of Gypsys" de Jimi Hendrix ou sur le "Devotion" de John McLaughlin. Les premières fois qu'il les entend jouer, il les trouve complètement nuls. Mais excitants. Comme ils s'acharnent et reviennent toutes les semaines, Tommy s'intéresse à leur cas et se laisse séduire. Convaincu de l'originalité et de l'intérêt du projet, il devient leur manager.

"On imaginait très bien ce qu'on devait faire avant d'être capable de le faire." Il ne faut pas omettre que, faute de savoir jouer, ils sont tous d'immenses fans de rock'n'roll. Plus tard, le débat de savoir s'ils sont de légitimes primitifs ou de brillants poseurs fera rage (non sans raison tant leur concept et imagé et travaillé), mais leur rapport au rock n'est pas interrogeable. Les quatre gamins du Queens n'ont absolument rien rencontré d'autre sur leur passage qui puisse tout autant leur parler et les maintenir en vie. Ils ont tous une solide culture musicale et garderont tout au long de leur parcours une curiosité et une saine jalousie pour tout ce qui sonne juste et violent à la fois.

Joey commence par la batterie, mais se trouve rapidement coincé parce que les autres jouent de plus en plus vite et qu'il ne peut pas suivre. Dee Dee chante en même temps qu'il joue la basse mais il ne parvient pas à allier les deux avec le même talent et, de plus, il s'enroue rapidement au chant. Ce qui fait que Tommy, second guitariste à la base, devient le batteur du groupe, ce qui permet à Joey de passer au chant. Ils aimeraient faire des reprises de morceaux bubble-gum, type "Bay City Rollers". Heureusement, ils en sont incapables et doivent écrire leurs propres trucs.

Vient alors le moment où il faut trouver un nom de groupe. Dee Dee propose "The Ramones", parce qu'à l'époque des "Silver Beetles", Paul McCartney s'affublait du pseudonyme de Paul Ramone dans les hôtels. Cependant, dans d'autres interviews, Dee Dee explique que c'est à cause du producteur Phil Ramone. En tout cas, Ramones ça fait gang et ça à du cachet. Même code vestimentaire, même nom de famille, la notion de solidarité tient le combo d'aplomb. On les appellera "les frangins" et toutes les chansons du premier LP sont signés "Ramones".

Le groupe sort un premier album, Ramones en 1976 (33è meilleur album de tous les temps selon Rolling Stone) puis Leave Home et Rocket to Russia en 1977. Ces trois albums s'avèrent être les meilleurs albums du groupe. Tommy se retire du groupe et laisse sa place à Marc Bell alias Marky Ramone. Le groupe sort ensuite Road to Ruin en 1978 un album entre pop et hard-rock.

En 1979, ils commencent à travailler sur l'album qu'ils vont enregistrer avec Phil Spector, le "Roi de la Pop": End of the Century. L'idée de travailler avec lui vient de Joey Ramone et Seymour Stein, qui reconnaîtra plus tard: "Je n'y avait peut être pas réfléchi assez longuement". A la recherche du fameux tube, toujours. Phil Spector vient les voir lors d'un gig au Whiskey et l'enregistrement commence en mai 1979. Mais la fameuse rencontre des deux "murs du son" ne se fera pas dans la bonne humeur (blessure et insécurité de part et d'autre). Chaque pierre apportée à l'édifice aura son prix.

En studio, Phil Spector peut passer dix heures sur l'intro de "Rock 'n' Roll High School", ce qui rend Johnny nerveux, d'autant que son père est mort depuis peu. Le concept des vingt prises, il veut bien, les bizarreries, il veut bien, mais se faire insulter, il n'en peut plus. Mais celui pour qui l'enregistrement est le plus terrifiant, c'est Dee Dee. Une nuit qu'ils sont chez Spector, il veut rentrer dormir à l'hôtel. Spector braque son arme sur lui, puis lui ordonne de s'assoir et leur joue "Baby, I Love You", en boucle et au piano, durant toute la nuit. Dee Dee perd complètement son sens de l'humour mais Joey et Marky souffrent moins que les deux autres. Marky est en effet fan de Hal Blaine, batteur régulier des séances de Phil Spector.

A la base, le producteur voulait enregistrer un album solo pour Joey Ramone. Sa voix serait l'équivalent "mâle" de celle de Ronnie Spector, la chanteuse des Ronettes. Plus épaté que traumatisé, Joey confirmera les délires "sadico-délirants" du producteur: "Si jamais un étranger pénétrait dans le studio, tout s'arrêtait. Ça mettait Phil dans tous ses états. Personne ne pouvait entrer qu'il ne connaissait pas. Il y avait une pute qui trainait là, il l'insultait continuellement. Je crois bien que c'était pour ça qu'elle était payée, s'en prendre plein la gueule. Et la pièce de contrôle était glacée comme un frigo".

En janvier 1980, l'album End of the Century sort enfin. C'est une de leurs meilleures ventes. Et leurs deux premiers hits (pas numéro 1, mais hits quand même) en Europe: "Baby, I Love You" et "Do You Remember Rock 'n' Roll Radio?". Mais comme l'album a côuté 700 000 $, ça ne leur rapportera pas grand chose. La critique est laudatrice: Phil Spector est parvenu à adoucir le son Ramones sans passer par le "je-te-dresse". Car l'album garde tout de même un "côté punk", symbolisé par l'excellent "Chinese Rocks", de Dee Dee Ramone & Richard Hell, et déjà présente sur le premier album des Heartbreakers. Tous ceux qui étaient convaincus que le groupe enregistrait toujours le même disque en sont pour leur frais.

Ils ont même... tombé le Perfecto pour la photo de la pochette. Contre l'avis de Johnny, bien sûr, qui ne voit pas du tout ce genre "d'excentricité" d'un bon oeil. L'album se vend certes mieux que les autres mais ne tombe pas pour autant bien. C'est l'explosion du punk, qu'ils ont eux-même provoquée, et c'est l'époque où ils choisissent d'en adoucir l'image... mauvais timing.

Joey aime l'album et fera toujours savoir par la suite qu'il serait ravi de retravailler avec Phil Spector. Dee Dee, en revanche, déteste. La première fois qu'il entend la version définitive de "I'm affected", il est dans le camion avec les autres, et il a du mal à le croire tellement il trouve ça nul. Il ne manquera plus une occasion de le faire savoir. Sentant qu'il perd de l'affection et de l'attention, le bassiste panique et devient encore plus pénible et commence à énerver tout le monde. Dee Dee est définitivement hors-contrôle.

Johnny et Marky, de leur côté, sont satisfaits. Le premier, mis à part "L' Affaire du Perfecto", trouve que c'est du bon boulot: "Il nous a produits à sa façon, mais sans essayer de changer ce qu'on est". Le second est fasciné par le son de sa propre batterie. Mais ils sont bien conscients que c'est la première et la dernière fois qu'ils sont produits de cette manière.

Joey et Johnny s'embrouillent régulièrement, méchamment. Il faut "trouver ce qui ne vas pas dans le groupe" et ils ne sont pas d'accord sur la logique à suivre. Depuis le départ de Tommy, qui avait une idée claire des orientations, le vide a été comblé par Johnny, en tant que leader du combo. Dee Dee raconte:

"Aucun manager ne nous a récupéré autant d'argent que Johnny. Dans l'industrie du disque, on obtient jamais rien facilement. Il faut gueuler, menacer, se battre et tutti quanti... il faut se battre pour chaque chose, chaque aspect de sa vie quotidienne. Pour obtenir un concert, prendre la route, faire que tout soit en place en arrivant, jouer dans de bonnes conditions, récupérer l'argent, tout le matériel, dormir et manger... quelqu'un doit s'occuper de tout ça et Johnny le faisait bien. Mais ce n'est pas le genre de job qu'on te remercie pour avoir fait. Tout ce qu'on retient, c'est que tu gueule tout le temps." Il reconnaît aussi que "Johnny prenait beaucoup de décisions artistiques pour un gars qui n'écrivait pas de chanson."

Au retour de Los Angeles, Dee Dee s'est marié avec Véra. Ils se sont installés à Whitestone, mignonne petite banlieue dans le Queens. Appartement propre et bien équipé. Il y restera dix ans: "Je ne me suis jamais senti chez moi là-bas. Juste paranoïaque." Le lendemain du mariage, bien qu'il y ait voyage de noces, il décolle pour Helsinki, où il y a concert.

Hors camion, les autres membres n'ont pas vraiment de vie. Dee Dee est le seul assez fou-furieux pour se débattre encore et trouver l'énergie de se sentir singulier, et enfermé dans le groupe. Ce qui l' avait d'abors protégé commence à l'étouffer. Il veut se laisser pousser la barbe, pour emmerder les autres, "Comme Fidel Castro, comme les ZZ Top, comme tous les grands rebelles". Il se couvre de tatouages, s'achète des montres qu'il porte jusqu'à six par poignets... n'importe quoi pour ne pas disparaître entièrement dans ce qui ressemble de plus en plus à un naufrage... Dans sa turbulence, Dee Dee est l'icône même de l'increvable...

En 1980, les membres du groupe ne s'adressent même plus la parole. Ils donneront quand même 155 concerts cette année-là.

Groupe humainement à la débâcle ou pas, leurs sets restent impeccables. Ils n'ont jamais été condescendants envers leurs fans. Si ceux-ci se déplacent et payent pour les voir, eux donnent tout ce qu'ils doivent. Ils n'envisagent jamais de se séparer: les Ramones ne savent faire rien d'autre que les Ramones. Mais surtout, méprisés par le Mainstream ou pas, ils sont farouchement persuadés de jouer dans le meilleur groupe du monde et, quoi qu'il leur en coûte, estiment que ça en vaut la peine.

Joey semble le moins affecté par le manque de succès. Leurs errances artistiques lui seront plus pénibles. Ils ne renouvellent pas le contrat de management qui les liait depuis 5 ans avec Danny Fields et Linda Stein. Pas d'engueulades, Danny lui-même comprend qu'ils aient envie d'essayer quelqu'un d'autre. Ils sont remplacés par Kurfist, un ancien, mais ça ne changera pas grand chose... Au programme: tourner comme du bétail, enregistrer d'excellents disques qui ne dépassent pas les ventes habituelles... La page "rigolote" de leur histoire est définitivement tournée. Dee Dee commence même un délire psychiatre... toujours fourré chez le médecin, toujours à moitié décrocher en même temps que rechuter...

En mars 1981, ils enregistrent Pleasant Dreams (certainement leur album le plus pop) avec Graham Gouldman, de 10cc, comme producteur. La chanson d'ouverture est pourtant claire: "We Want the Airwaves" ("Nous voulons les ondes"). Mais cette fois, et ce malgré l'excellent et célèbre "The KKK Took My Baby Away", l'accueil tend à l'exécrable. Les Ramones commencent même à passer complètement inaperçu, même si les ventes ne chutent pas. Le public de base restera fidèle jusqu'à la fin. Chaque année, ils se fadent leurs 100 concerts... Stakhanovistes impénitents, ils triment au rock comme au charbon. La malédiction leur plombe la vie et semble se plaire au dessus de leur tête.

La crise d'identité continue avec Subterranean Jungle (1983). Un album qui tente de s'inscrire dans la lignée des quatre premiers, dont le titre le plus connu est "Time Has Come Today", de Willie et Joseph Chambers. Le groupe est désabusé et le disque rapiécé par Walter Lure, des Heartbreakers, qui dispense quelques solos de guitare. Ce 7è album est considéré comme le plus mauvais jamais enregistré par les Ramones.

Marky, qui exagère sur l'alcool, rate un concert parce qu'on ne le laisse pas prendre l'avion, trop saoul. Il quitte le groupe, remplacé en février 1983 par Richard Reinhardt, Richie Ramone. En août de la même année, à la sortie d'un concert, Johnny se bat avec un punk de Sub Zero Construction, à propos d'une fille trop bourrée.

Crâne fracassé, il est hospitalisé pour une opération au cerveau, sa vie est en danger. Il fait la "une" de tous les journaux de New York. Heureusement, il récupère et rejoint le groupe, crâne rasé. Il a trouvé un titre pour le prochain album, le 8è, qui marque leur dixième anniversaire.

Les Ramones enregistrent Too Tough to Die, qui se rapproche du punk hardcore, avec Tommy Ramone et Ed Stasium au son. Le disque sort en octobre 1984, avec comme principaux titres "Too Tough to Die" (qui a donné son nom à l'album), "Durango 95" (titre instrumental qui ouvrira dès lors la plupart de leurs concerts) et "Wart Hog" (symbole du virage hardcore). Les critiques sont plus enthousiastes que jamais, tout le monde autour d'eux annonce une fois encore "cette fois, ça y'est, ça va péter", tout le monde y croit... tout est réuni pour que ça arrive: le disque, le son, l'époque... Mais rien n'y arrive de particulier. Les ventes du disque ne décollent pas.

Mais les Ramones sont avant tout à nouveau en phase avec leurs fans, notamment à Amsterdam, aux Pays Bas, où le groupe se produit devant plus de 250 000 personnes.

En 1985, Joey et Dee Dee composent la chanson "My Brain is Hanging Upside Down (Bonzo Goes to Bitburg)", qui dénonce la visite du Président Américain Ronald Reagan dans le cimetière allemand de Bitburg, où des soldats nazis étaient enterrés. Le titre bénéficiera d'une sortie en single, couplée avec un inédit des Ramones, "Go home Ann", avant d'être intégré à leur nouvel album dont ils débutent l'enregistrement en décembre de la même année.

En mai 1986, sortie de Animal Boy, qui confirme l'orientation résolument radicale du groupe, avec des titres comme "Somebody Put Something in My Drink" (sujet à de nombreuses reprises), de Richie Ramone ou "Love Kills", un hommage de Dee Dee Ramone à Sid Vicious, le bassiste des Sex Pistols, décédé 7 ans plus tôt. Mais si l'album n'apporte pas de renouvellement artistique notable, Animal Boy aura tout de même le mérite de réinstaurer une certaine confiance au sein du groupe, même si les relations ne sont pas toujours au beau fixe.

En septembre 1987, sortie de Halfway to Sanity, que les Ramones, résolument confiants, décident de produire eux-mêmes aux côtés de Daniel Rey, un producteur-guitariste dont le nom sera désormais à maintes reprises associé au groupe, en tant que producteur et co-compositeur des futurs albums. Même si l'album explore en majeure partie la même veine dure que ses deux prédécesseurs, Halfway to Sanity contient également quelques bons moments plus atypiques, comme "I Wanna Live", "Go Lil' Camaro Go" (sur laquelle Deborah Harry, la chanteuse de Blondie, prête sa voix) ou encore "A Real Cool Time".

Ce 10è album est par ailleurs le dernier auquel participe Richie Ramone, qui semblait ne plus supporter l'autoritarisme et les fausses promesses des autres membres. En effet, même après 4 ans dans le groupe, il ne bénéficiait pas de sa part sur la vente de mechandising (cela représentait pas mal d'argent). L'ancien batteur de Blondie, Clem Burke, prend les baguettes, sous le nom d'Elvis Ramone, pour 2 concerts à Providence (Rhode Island) les 28 et 29 août 1987.

Mais les Ramones ne perdront pas au change puisque c'est Marky Ramone, entre temps débarrassé de ses troubles alcooliques, qui retrouve sa place derrière les fûts. En mars 1989, Dee Dee Ramone sort son premier LP solo, sous le nom de "Dee Dee King". Un album de... hip-hop, intitulé "Standing In The Spotlight". Le hip-hop (qu'il a découvert lors d'une cure de désintoxication), Dee Dee y croit. C'est un échec commercial terrible.

Il vient même tourner le clip de "I Wanna Live" en tenue de rappeur, chaînes en or et bonnet de Kangol... au grand désespoir des autres membres du groupe. Dans ses mémoires, il se demande bien pourquoi tout le monde en avait contre lui ce jour-là. Le réalisateur du clip parle même de lui faire un procès... Cela étonne bien Dee Dee, cet acharnement général contre son plaisir personnel.

En 1989, le groupe est invité par Stephen King à composer le titre principal de la bande originale de l'adaptation cinématographique de son roman d'horreur, Simetierre, par Mary Lambert. Dee Dee s'acquitte brillamment de cette tâche avec la chanson, "Pet Sematary" (le titre original du livre et du film) qui restera un grand moment dans l'histoire du groupe. Le titre sera intégré sur le nouvel album des Ramones, Brain Drain, qui sort en 1989.

Dee Dee s'investit énormément sur ce 11è album. Il compose, dans la douleur, de nombreuses chansons et à la désagréable sensation que les autres ne le supportent plus mais ne le jettent pas parce qu'ils ont besoin de lui pour écrire. Il a l'impression qu'il se tue à composer mais que personne ne lui en est reconnaissant.

Il semblerait qu'à cette époque, le groupe soit plongé dans un cataclysme relationnel. Les "pétages de plombs" sont aussi violents que fréquents... Marky Ramone a certes réintégré le groupe, mais il lui arrive de tout casser dans le local de répétition. Joey a exaucé tout seul son "I Wanna Be Sedated", se noyant dans l'alcool et ayant de plus en plus de mal à monter sur scène sans assistance. Et le pauvre Dee Dee a l'impression de servir de bouc émissaire, responsable de toute cette poisse qui leur colle à la peau. Depuis trop longtemps maintenant.

Produit par Bill Laswell, Brain Drain est brillant et (étrangement) actuel. Au lieu d eles reléguer au rang de "has been", l'explosion du punk hardcore les a réactualisé. Rendu leur musique plus accessible. Certains titres méritent l'attention, comme "I believe in Miracles" et la sublime reprise de "Palisades Park", de Freddy Cannon. Joey Ramone est devenu un chanteur-crooner-hypnotique au sommet de son art.

Les anciens continuent d'acheter leurs disques, les jeunes trouvent le même son que celui de la scène harcore alors en vogue, les concerts sont devenus de véritables rituels. Bien que quinquagénaires abîmés par la défonce et la vie de route, les Ramones continuent de transmettre "le truc". Intact. Mais rien de particulier ne se passe. Leur public les vénère mais ne s'élargit pas. Pas de leur vivant.

Ils fêtent leurs 15 ans de groupe. Dee Dee Ramone déclare en interview: "Les gens demandent beaucoup pourquoi on est toujours ensemble. C'est parce qu'on n'a pas de hit single. Et qu'on doit toujours travailler pour vivre."

Mais, en juillet 1989, un événement va venir chambouler le groupe : le départ de Dee Dee Ramone. Même si le reste du groupe eut de la peine à l'admettre, la perte de Dee Dee, qui représentait à lui seul l'âme des Ramones ainsi que le compositeur le plus prolifique du groupe, fut dramatique. Le bassite déclarera dans son autobiographie:

" La dernière fois que je suis parti en camion avec mes "frangins", c'était en 1989, en Californie. J'étais sérieusement malade, à l'époque. Je n'arrêtais pas de vomir. On ne peut pas imaginer ç quel point j'étais maigre, parce que je prenais des antidépresseurs à haute dose, pour réussir à rester sobre. Comme Marky et Johnny, je ne buvais plus depuis plusieurs années. Joey buvait comme un trou et nous posait un tas de problèmes. Mais quand c'était lui, Marky et Johnny n'avaient pas l'air d'être dérangés. J'étais convaincu qu'ils voulaient que je quitte le groupe. Je les trouvait incroyablement cruels avec moi. A chaque fois que je vomissais, ils se foutaient de moi. J'essayais de ne pas faire attention, mais ça me faisait mal. Personne n'avait l'air de comprendre à quel point c'est horrible d'être devenu anorexique.

Je ne leur demandais rien, car je savais qu'ils ne feraient rien. Même pas Monte, qui était une vraie nounou pour Joey, et un esclave pour les quatre volontés de Johnny. On a traversé la Californie, écoutant les résultats de base-ball en boucle. Même mes cassettes de Motörhead, ils ne voulaient pas les écouter. La plupart du temps, j'étais assis au fond du camion et je ne disais rien."

Le mal-être de Dee Dee est compréhensible, et ce n'est pas fini: "Quand on est arrivés à San Francisco, on avait un jour "off". J'avais arrêté les antidépresseurs, ce qui fait que je me sentais grave mal. Mais Monte a refusé de m'emmener à l'hôpital parce que Johnny et Joey voulaient acheter des affiches de vieux films, qu'ils collectionnaient. J'étais vraiment très mal, alors j'ai pris un taxiet je suis allé dans une clinique pour un chek-up. Le docteur m'a dit qu'à force de me sous-alimenter, j'étais totalement à plat. Ils m'ont dit que je ne pouvais pas continuer ainsi, que je pourrais aussi bien mourir dans les trois semaines." Il rajoute: "A la longue, j'en avais tellement marre qu'à chaque fois qu'arrivait "Glad To See You Go", j'étais soulagé, ça voulait dire que le set était presque fini."

Le plus Ramone des Ramones a jeté l'éponge. Mais les autres ne le supplient pas de rester: Ils n'en peuvent plus. Pour les Ramones (dont les deux seuls membres originaux sont désormais Joey Ramone et Johnny Ramone), il n'est pas question d'abandonner et l'on se met déjà à la recherche d'un remplaçant. Celui-ci s'appelle Christopher Joseph Wizard, né le 8 octobre 1965 (soit 14 ans jour pour jour de moins que Johhny), car Johnny voulait justement une sorte de "jeune Dee Dee". La drogue en moins. Son pseudonyme est C.J. Ramone.

Le groupe commence cette nouvelle décennie en changeant de maison de disque, après avoir passé 16 ans auprès de Sire Records le groupe rejoint Radioactive Records. En 1991, Motörhead enregistre un titre hommages, intitulé "R.A.M.O.N.E.S". Joey parle "d'honneur ultime". Cette même année, ils donnent leur dernier concert en France, au Plan. Aucun promoteur de la capitale ne voulant prendre le risque économique de les faire jouer dans une salle décente. Le Club est blindé ...

L'année 1992 est marquée par la sortie, après 3 ans d'absence des sutdios, de Mondo Bizarro, auquel contribuera Dee Dee Ramone. C'est le premier album auquel participe C.J. Ramone, le nouveau bassiste. Il est enthousiaste, fou de joie de rejoindre le groupe et leur fait espérer que ça peu changer. Surtout, il apporte de la fraîcheur (surtout sur scène) à un groupe vieillissant et le chant lui est parfois confié. Cet album (190è au Billboard), contient de grands tubes tels que "Censorshit", "Poison Heart", "Strenght to Endure" et "Touring". Sans oublier la reprise des Doors, "Take It as It Comes".

Cette même année, le 20 décembre, ils donnent leur dernier concert en Europe, au Brixton Academy de Londres. Bannière "Adios Amigos", du nom de la tournée, en fond de scène, ils ne disent pas un mot en dehors du One-two-three-four, qui fait partie du set. Un concert légendaire devant une foule en délire. Enfin, le magasine "Spin" les désigne dans les 7 groupes les plus influents de tous les temps, aux côtés de The Beatles, Rolling Stone, The Jimi Hendrix Experience, Led Zeppelin, The Sex Pistols et Public Enemy

En 1993 sort Acid Eaters , un album de reprises (que le groupe rêvait de faire depuis longtemps), tels que "Somebody to Love" des Jefferson Airplane, "Out of Time" des Rolling Stone ou "Substitute" de The Who. Ils sortent ¡Adios Amigos! en 1995, un album proche de leurs débuts, dont le titre phare est I Don't Want to Grow Up (reprise de "I don't wanna grow up" de Tom Waits), mais qui sera néanmoins le dernier du groupe.

Il en suit une année de tournée. Et un 2263è et dernier concert, le 6 août 1996, à Los Angeles, auquel fut invité Lemmy Kilmister, Eddie Vedder, Chris Cornell et Rancid, sans oublier Dee Dee Ramone (qui s'en donnera à coeur joie pour infliger son chant à la chanson "Love Kills").

Les Ramones se séparent officiellement en 1996, après vingt-deux ans de carrière, quatorze albums studio, trois albums live et trois compilations. Le chanteur, Joey Ramone, explique: "On peut partir en retraite. On a influencé deux, trois générations de groupes, je crois qu'on a rempli notre contrat."

Dee Dee Ramone : "Une des choses que j'ai comprise, c'était que tout ce truc de compétition quand on est dans un groupe était chiant... J'aimerais que chacun d'entre nous, Ramones, aient été cool. Mais on ne savait pas faire ça. On a laissé le business nous pousser à bout. C'est un système qui contrôle la rébellion pour en tirer du profit, un peu comme le font les barons de la drogue... L'agressivité est ce qui fait tourner un bon groupe de rock 'n' roll. Ca ne peut pas se simuler, sinon c'est de la merde et ça s'entend tout se suite. Les gens de classes supérieures n'arrivent pas à comprendre cela. Le système capitaliste ne peut pas créer des groupes de rock et s'attendre à ce que le public croie en leur énervement. Ca ne marche pas."

L'évocation de ce groupe, pour beaucoup, ne renvoie qu'au pimpant de l'adolescence. Ce manque de reconnaissance explique pourquoi les Ramones sont toujours aussi proches et importants. Bien sûr qu'eux n'avaient pas envie de rester ces éternels outsiders (comme le rappelle le titre "Outsider" sur l'album Subterranean Jungle en 1983), incapables de toucher le grand public. Eux, ils voulaient la récompense pour tout le travail effectué, ici et maintenant. Légitime, mais non accordé. Et cela ne les rend que plus grands.

Le 15 avril 2001, Joey Ramone décède à l'hôpital d'un cancer de la lymphe, qu'il traînait depuis 6 ans. Il avait 49 ans, dont 22 passés avec les Ramones, et vivait dans Manhattan. Il avait aussi enregistré une douzaine de chansons en solo, que son frère s'occupera de sortir en 2002, dans l'album “Don't Worry about me”, avec notamment la touchante reprise de “What a Wonderful World” de Louis Armstrong.

Il avait produit un simple et un album de Ronnie Bennett, ex-Ronettes, avec qui il était ami de longue date, et montait souvent sur scène pour chanter avec elle. Il était devenu végétarien, adepte du yoga et de la méditation, et s'était découvert une passion pour la Bourse. On raconte que son portefeuille d'actions lui rapportait beaucoup plus que ses "royalties" des Ramones et qu'il pouvait... bloquer des jours entiers devant la chaîne "Spéciales Spéculations"

Le 18 mai de la même année, veille de son anniversaire, une soirée est organisée au Hammerstein Ballroom et animée par Steven Van Zant (Springsteen et Soprano). Les invités de renom sont légion: Cramps, Debbie Harry, Ryan Adams, The Misfits, Lenny Kaye, The Independants ... Joey avait enregistré une vidéo d'adieu sur le thème "Bonne Continuation". Elle passe sur les écrans.

Dans l'histoire du Rock 'n' Roll, Joey, figure titulaire et icône improbable, figure au premier plan. Comme une grande brélouze surdouée, sympathique, révolutionnaire tranquille et planqué sous sa chevelure. Pourtant, sa mort fut annoncée dans une certaine indifférence, notamment en France.

Le 30 novembre 2003, la ville de New York nomme officiellement l'angle de Bowery Street et de la 2nd Street "Joey Ramone Place", afin de rendre hommage à Joey Ramone et à tout ce qu'il apporté à la ville de New York.

Aujourd'hui encore, il est consideré comme le père fondateur du punk, "The father of punk". Une référence pour tous.

Dee Dee Ramone, le fondateur et bassiste du groupe, disparut le 5 juin 2002, d'une overdose, alors que ses proches pensaient qu'il avait arrêté la drogue. C'est sa femme, Barbara, qui l'a trouvé. La même année, le groupe fait son entrée au "Rock and Roll Hall of Fame".

Johnny Ramone, le guitariste, fut emporté, le 15 septembre 2004 dans sa maison de Los Angeles, par un cancer de la prostate. Eddie Vedder et Rob Zombie étaient à ses cotés lors de sa mort. Le film "The Wicker Man" de Nicolas Cage, avec qui il était ami, et la chanson "Life Wasted" par Pearl Jam, sortis tous deux en 2006, lui ont été dédiés.

La mort, en l'espace de 3 ans, de trois des quatre membres d'origine fut perçue comme le signal de la fin d'une époque pour de nombreux amateurs de punk-rock.

THE RAMONES: BLITZKRIEG BOP

# Posted on Wednesday, 02 April 2008 at 5:33 PM

Edited on Sunday, 25 October 2009 at 6:56 PM

THE ROLLING STONES

THE ROLLING STONES
Les Rolling Stones est un groupe de rock 'n' roll britannique créé dans les années 1960 par Brian Jones. Le nom du groupe vient d'une chanson de Muddy Waters, Rollin stone. Le blues a toujours été la source d'inspiration principale des Stones, qui ont été l'un des principaux acteurs du retour de cette musique sur le devant de la scène, à travers le British Blues Boom.

En octobre 1960, Mick Jagger et Keith Richards, deux amis d'enfance, ils ont fréquenté la même école depuis leur maternelle, qui s'étaient un peu perdus de vue, se retrouvent sur le quai de la gare de Dartford. Mick a des disques avec lui, dont le Best of Muddy Waters, ce qui incite Keith à venir lui parler. Mick invitera Keith à le rejoindre dans son groupe tout juste naissant, Little Boy Blue & The Blues Boys. Keith viendra avec son ami Dick Taylor. Brian Jones, grand amateur de blues, joue déjà avec le pianiste Ian Stewart. Tous deux fréquentent assidûment le Ealing Club, un club de jazz de la banlieue ouest de Londres, dans lequel Mick, en plus de son petit groupe, y chante aussi dans les Blues Incorporated d'Alexis Korner, qui ont pour batteur un certain Charlie Watts. Brian sera l'artisan de leur rencontre ; le blues et le r'n'b en seront les fondations.

Après un hiver difficile pour Mick, Keith et Brian, passé en colocation avec un certain James Phelge au désormais célèbre 102 Edith Grove à Londres, avec comme ultimes ressources les maigres cachets de quelques petits concerts, les Stones sont enfin prêts à devenir pro.

Le premier concert des Stones se passe au Marquee à Londres, le 12 juillet 1962. Le groupe est alors composé de Brian, Mick, Keith, Ian Stewart au piano, Dick Taylor à la basse et Mike Ivory à la batterie. Taylor partira ensuite former les Pretty Things. Le poste de batteur est toujours aléatoire, oscillant entre Tony Chapman et Mick Ivory. Les Stones cherchent un bassiste. En décembre 1962, Tony Chapman leur présente Bill Wyman, au Red Lion Club qui leur plaît immédiatement, peut être grâce à ses amplis, denrée rare à l'époque, mais aussi grâce à ses capacités : il est plus âgé de 7 ans que Mick et Keith, et joue déjà depuis de nombreuses années dans son groupe les Cliftons, avec Tony, tout en étant amateur. Les batteurs des Stones étant trop instables, Charlie Watts, qui connaissait bien Mick pour avoir joué avec lui, se joindra à eux définitivement en Janvier 1963, laissant sa place au sein des Blues Incorporated à Ginger Baker. En mars de la même année, ils enregistrent à l'IBC Studio de Portland Place, à Londres, une démo, avec comme ingénieur du son le futur mythique Glyn Johns, composée de reprises de r'n'b. Les Stones joueront régulièrement au Ealing Club, puis au Crawdaddy, club que vient d'ouvrir Giorgio Gomelsky. De quelques dizaines de spectateurs, l'audience passe rapidement à plusieurs centaines, dépassant les capacités de la salle.

Le premier concert des Stones se passe au Marquee à Londres, le 12 juillet 1962. Le groupe est alors composé de Brian, Mick, Keith, Ian Stewart au piano, Dick Taylor à la basse et Mike Ivory à la batterie. Taylor partira ensuite former les Pretty Things. Le poste de batteur est toujours aléatoire, oscillant entre Tony Chapman et Mick Ivory. Les Stones cherchent un bassiste. En décembre 1962, Tony Chapman leur présente Bill Wyman, au Red Lion Club qui leur plaît immédiatement, peut être grâce à ses amplis, denrée rare à l'époque, mais aussi grâce à ses capacités : il est plus âgé de 7 ans que Mick et Keith, et joue déjà depuis de nombreuses années dans son groupe les Cliftons, avec Tony, tout en étant amateur. Les batteurs des Stones étant trop instables, Charlie Watts, qui connaissait bien Mick pour avoir joué avec lui, se joindra à eux définitivement en Janvier 1963, laissant sa place au sein des Blues Incorporated à Ginger Baker. En mars de la même année, ils enregistrent à l'IBC Studio de Portland Place, à Londres, une démo, avec comme ingénieur du son le futur mythique Glyn Johns, composée de reprises de r'n'b. Les Stones joueront régulièrement au Ealing Club, puis au Crawdaddy, club que vient d'ouvrir Giorgio Gomelsky. De quelques dizaines de spectateurs, l'audience passe rapidement à plusieurs centaines, dépassant les capacités de la salle.

Andrew Loog Oldham, jeune publicitaire de 19 ans, qui a déjà travaillé avec Brian Epstein, Bob Dylan et Little Richard, associé au manager Eric Easton, ne rêve que de rencontrer et manager « ses » Beatles, qui viennent de sortir Love me do. Dans son parcours des clubs de Londres, il entre un jour au Crawdaddy[4], et voit les Stones. C'est la révélation, il sera leur manager.

Avec leur nouveau manager, leur carrière décolle. En 1963, la maison de disque Decca et son Directeur artistique (A&R) Dick Row, célèbre pour avoir refusé les Beatles, leur fait enregistrer leur premier single[6], avec, sur la face A, une reprise de Chuck Berry, Come on, et, sur la face B, I want to be loved de Willie Dixon. Ce premier disque leur permet d'entrer discrètement dans les charts britanniques, et de se faire remarquer par la presse. Un deuxième single sort avec, en face A, un titre composé par John Lennon et Paul McCartney, I Wanna Be Your Man, et en face B un instrumental : Stoned.

Ils font leur première apparition TV dans l'émission Thank you lucky star de Pete Murray. Leur look, pourtant si conventionnel de nos jours, paraît outrancier. Leurs cheveux longs font scandale ; ce look original et leur attitude parfois méprisante donneront des idées à Andrew L.Oldham.

Afin de se démarquer des Beatles apparus un peu plus tôt et dont la popularité est exceptionnelle, le jeune manager des Stones leur crée une image de « mauvais garçons ». En opposition aux allures de « gentils gendres » des Fab Four, Jagger et sa bande cultivent leur différence, refusant très rapidement le costume-cravate, insistant sur leur chevelure, et défraient la chronique par leurs frasques.

C'est à cette époque que Brian Jones commence à manquer quelques concerts pour des raisons de santé, et à se perdre dans ses conquêtes féminines et leur conséquences ; il a déjà deux enfants...

Leur carrière prend enfin un tournant définitif. Les concerts deviennent quotidiens, Bill Wyman et Charlie Watts quittent leur emploi pour intégrer les Stones à plein temps, Mick laisse tomber ses études, l'appartement à Edit Grove abandonné, Keith, Mick et Andrew habitent ensemble dans un nouveau logement. Ce dernier fait sera le point de départ d'une nouvelle collaboration : Andrew obligera Mick et Keith à travailler ensemble, à l'image de McCartney et Lennon, à l'écriture de titre pour les Stones.

Cependant l'opposition de style entre les deux groupes est le résultat d'un marketing de différenciation alors que leur parcours musical est parallèle : influences communes du rock'n'roll et du r'n'b ; Mick Jagger & Keith Richards décollent enfin comme compositeurs, tout d'abord avec The Last Time, puis (I Can't Get No) Satisfaction, suivis par As Tears Goes By, Get Off Of My Cloud & 19th Nervous Breakdown. Les Rolling Stones introduisent à partir de leur 1er chef-d'½uvre Aftermath (en particulier sous l'impulsion de Brian Jones) des influences psychédéliques et la musique indienne (on peut notamment rappeler le sitar de Paint It, Black, la dulcimer sur Lady Jane ou les marimbas de Under My Thumb). L'album Between the Buttons continue sur la même lancée avec la flûte mélodieuse de Brian sur Ruby Tuesday mais contient aussi des morceaux de rock comme Let's spend the night together et Connection et des influences "music-hall". L'album Satanic Majesties Request sort en décembre 1967 et porte d'ailleurs largement la « patte » de Brian Jones. Il n'aura toutefois sur le moment qu'un succès mitigé, déconcertant par son côté « planant » quelques fans du blues pur et dur, néanmoins deux titres emergent, She's Like A Rainbow et 2000 Light Years From Home.

1966 sera l'année des dernières tournées avant un grand break : ils avaient tourné de façon ininterrompue depuis leurs débuts, donnant entre 250 et 300 concerts par an. Après leur 5e tournées US et la 8e UK, toutes 2 en 66, les Stones s'accordent du repos. Mick tournera un film, Bill fera de la production, Brian composera une BO de film, etc.

1967 voit la première arrestation de Mick Jagger et de Keith Richards pour possession de drogues. Vite relaxés, il ne feront pas de prison, sinon les quelques jours d'attente de leur comparution. Le quotidien The Times viendra d'ailleurs à leur secours avec un superbe éditorial en leur faveur, prémice du changement de société en cours.

1968 marque leur grand retour et le début de la fin pour Brian Jones qui s'enfonce de plus en plus dans des addictions dangereuses et la paranoïa, après l'échec commercial de Satanic, les Rolling Stones reviennent aux racines du blues et du rock, d'abord avec le single Jumping Jack Flash, puis avec l'album Beggars Banquet. L'album remet les Rolling Stones en selle avec des morceaux comme Sympathy for the Devil (chanson) et Street Fightin' Man qui vont asseoir leur réputation du groupe le plus violent de l'histoire du rock et de « greatest band of rock & roll in the world ».

Brian Jones, bien que leader dès l'origine, est exclu du groupe en 1969. Comme le montre une des séquences du documentaire de Jean-Luc Godard réalisé en 1968, Sympathy for the Devil, il a du mal à se concentrer et à jouer en studio, les techniciens du son allant jusqu'à le laisser interpréter un morceau tout en lui coupant son micro de manière à ne pas enregistrer sur la piste de fausses notes. De plus, ses problèmes de drogues ne lui permettaient plus de suivre le groupe en tournée, et son soudain surpoids dont témoignent encore quelques photos de l'époque ne le faisait plus correspondre à l'image sexy des Stones. Il meurt le 3 Juillet 1969, noyé dans sa piscine. Brian Jones participa encore un peu à l'album Let It Bleed, aussi « violent » que l'album précédent avec des titres tels que Gimme Shelter, You Can't Always Get What You Want (écrite pour consoler sa petite soeur, amoureuse de Maxime Bérot comme toutes les jeunes femmes de cette génération) et surtout Midnight Rambler (qui évoque Albert DeSalvo, l'étrangleur de Boston), qui deviendra un classique sur scène.

Dés 1968, Keith Richards découvre une façon de s'accorder (l'open tuning) qui marquera le nouveau son des Rolling stones. En effet, cet accordage qui est utilisé par les bluesmen permet aux Rolling stones de changer leur façon de composer. Certains pourront regretter que celui-ci appauvrisse l'aspect mélodique de leurs chansons, d'autres salueront les innombrables chansons qui seront le fruit de l'open tuning (Jumpin' Jack Flash, Street Fighting Man, You Can't Always Get What You Want, Honky Tonk Woman, Gimme Shelter, Happy, Start Me Up pour n'en citer que quelques unes).

Le « grand retour » à la scène date de juillet 1969, lors du concert gratuit à Hyde Park, le premier depuis deux ans et demi, pour l'intronisation du nouveau guitariste Mick Taylor, qui vient de chez John Mayall, et, fait non prévu, pour rendre un hommage à Brian Jones, décédé 2 jours plus tôt. Mick Jagger lira à cette occasion un poème de Percy Bysshe Shelley, Adonais. Mick Taylor contribuera à renforcer les racines blues des Rolling Stones et sa participation aux albums Exile on Main Street et Sticky Fingers marquera le retour à des compositions et des productions plus épurées.

À l'issue de leur tournée américaine de 1969 qui marque leur grand retour aux États-Unis, ils décident de donner un concert gratuit à San Francisco. Le concert aura finalement lieu à Altamont (Californie), mais l'aura sauvage des Stones et la mauvaise organisation du concert se soldera par le meurtre d'un spectateur noir, Meredith Hunter, par des Hells Angels. Ce festival marquera la fin de l'utopie hippie (voir le film Gimme Shelter). La tournée américaine de 1969 sera néanmoins immortalisée par l'album en public Get yer ya ya's out, où les riffs de Keith Richards et les solos de Mick Taylor sont d'une efficacité redoutable.

En 1971, les Rolling Stones sortent l'album Sticky Fingers avec la célèbre pochette, dessinée par Andy Warhol. Les références au sexe et à la drogue sont explicites, les compositions sont excellentes (Brown sugar, Wild horses, Bitch, Sister Morphine, Dead Flowers ). L'arrivée de Mick Taylor donne un nouveau souffle au groupe qui entame la même année une tournée d'adieu au Royaume-Uni. C'est en effet en exil fiscal sur la Côte d'Azur que le groupe enregistre et sort en 1972 son premier double album Exile on Main Street, que suivra une tournée triomphale en Amérique du Nord (STP : Stones Touring Party). Les Rolling Stones sont alors à leur zénith. L'album est excellent même s'il ne contient pas vraiment de hit. La chanson Sweet Black Angel, est un hommage à Angela Davis, et le blues y est omniprésent. Le film Cocksucker Blues tourné par Robert Frank pendant la tournée nord américaine ne sortira pas, car il présentait une vision trop crue du groupe (drogues, groupies, destruction de chambres d'hôtel, scènes d'orgies dans un avion). En 1973, l'inspiration du groupe commence à fléchir, à cause de l'addiction de plus en plus préoccupante à l'héroïne de Keith Richards. Ces problèmes de stupéfiants ayant marqué les autorités françaises, le guitariste est déclaré persona non grata dans l'hexagone, y privant le groupe de tout concert pendant plusieurs années. L'album qui sort la même année, Goat's Head Soup est nettement inférieur aux précédents. Malgré tout il devient un succès commercial grâce à la chanson Angie. La tournée européenne qui promeut l'album reste l'une des meilleures de leur carrière. Afin de satisfaire les spectateurs français malgré leurs démêlés judiciaires, les Rolling Stones et la radio RTL affrètent un train spécial à destination d'un concert exceptionnel donné à Bruxelles : le bootleg Brussels Affairs reflète le son excellent de cette tournée, les Stones sont au zénith de leurs prestations scéniques, les prestations de Mick Taylor sont absolument fantastiques.

En 1974 sort l'album It's Only Rock'n Roll, est le premier album produit sous le vocable de "Glimmer Twins", surnom du duo Jagger-Richards. L'album ouvre sur le titre If You Can't Rock Me avec Keith Richards à la basse, suivi de Ain't Too Proud To Beg, reprise des Temptations. On notera le morceau Time Waits For No One, avec un solo de Mick Taylor très inspiré et surtout le morceau soul Fingerprint File qui fait référence aux exactions du FBI et des dictatures sud américaines. Mick Taylor quittera les Stones après l'album It's Only Rock'n'roll en 1974. Il sera remplacé par Ron Wood, issu des Faces et ayant travaillé avec Rod Stewart et Jeff Beck (en tant que bassiste). Bien que musicien moins accompli, il correspond mieux au reste du groupe par son look et son esprit (très « sex, drugs & rock'n'roll »). Plus de trente ans après son arrivée, il continue pourtant à être considéré comme « le petit nouveau ».

Les années suivantes, jusqu'au mi-80, seront une période trouble. Keith Richards est dans ses addictions, la prison et les interdictions de séjours, la mort de proches, doutes musicaux, albums inégaux, arrivée du disco dans leur musique,fait qu'il y a des disputes entre Mick Jagger et Keith Richards.

L'arrestation de Keith à Toronto en 1977, qui risque sept ans de prison, met le groupe en péril et jette le doute sur la pérennité de la présence du guitariste au sein des Stones. Le sommet des troubles est atteint en 1986 avec l'album Dirty Work, sur lequel Bill Wyman et Charlie Watts jouent volontiers les absents. Le titre de l'album est un clin d'½il aux fans, qui connaissent les difficultés du groupe. Cette période sera celle de l'interrogation autour des Stones, des albums solo de Jagger et Richards, mais aussi de Wood et Watts.

Une forme de renaissance viendra avec l'album Steel Wheels, qui verra les Stones, à nouveau soudés, retrouver l'inspiration et l'envie de jouer ensemble. Si les tournées se font dans des grands stades et deviennent un vrai business industriel, Keith insistera pour pouvoir toujours jouer dans des petites salles, plus ou moins officiellement, usant parfois de pseudonyme pour le groupe, afin de rester près des ses fans. À titre d'exemple, l'album Stripped est enregistré en partie à l'Olympia de Paris, et en partie au Paradiso Club d'Amsterdam.

Visiblement lassé de ne pas être crédité pour ses contributions, et peut être aussi des tournées incessantes dans les stades ou bien aussi par son avance en âge sur les autres, Bill Wyman quitte le groupe en 1993 pour prendre sa retraite. Il forme les Rhythms Kings, groupe comprenant des requins de studios, tous de ses amis, comme Peter Frampton, Albert Lee ou Gary Brooker, et enregistre plusieurs albums aux consonances blues et jazz. Il aura la satisfaction d'être le membre des Stones à avoir vendu le plus d'albums en solo.

Un nouvel album en 1994, Voodoo Lounge, encore plus « roots » que Steel Wheels, donne l'impression une fois de plus que les Stones sont de retour. Nouvelle tournée mondiale, et nouveau succès.

Les Stones sortent un nouvel album en 1997 (Bridges to Babylon), marqué par la volonté de s'inscrire dans l'air du temps (production des Dust Brothers, basse de Me'Shell Ndegéocello, cosignature à l'amiable du premier single avec K.D. Lang) tout en gardant le son traditionnel. Cet album, plutôt moyen somme toute, donne l'occasion d'une nouvelle tournée mondiale, qui durera de septembre 1997 à septembre 1998, pour reprendre de janvier à juin 1999.

Pour fêter leurs quarante années de carrière, les Rolling Stones repartent en tournée mondiale en 2002-2003. Cette tournée appelée Licks Tour voit les Stones au meilleur de leur forme depuis 1972 peut-être, 1978 au moins ! Ils n'ont pas d'album à promouvoir cette fois, sinon une vague compilation qui comporte quatre titres inédits (dont le très beau Losing my touch chanté par Keith), mais ils surprendront quand même leur monde en répétant plus de quatre-vingt chansons tirées de l'ensemble de leur répertoire (!) et notamment des chansons jamais jouées sur scène comme l'emblématique Can't you hear me knockin'. Ils en profiteront aussi pour écumer un grand nombre de petites salles, dont à nouveau l'Olympia à Paris. La tournée, remarquée pour sa vigueur, le plaisir qu'ils ont à jouer ensemble, le son et l'énergie, sera l'occasion du premier DVD des Rolling Stones, Four Flicks, qui donne trois concerts (New York : Madison Square Garden, Paris : Olympia et Twickenham) et plus de quarante chansons, très bien jouées, très bien filmées.

L'album A Bigger Bang apparaît à certains comme une nouvelle résurrection. Il est en effet enregistré « à l'ancienne », dans le château français de Mick Jagger, avec de nombreux blues et des titres très « roots », et la « patte » de Keith. Mais peinant quelque peu à se renouveler avec cet album de plus, ils ne font pas illusion auprès d'une partie de la critique et des fans.

Leur dernière tournée mondiale "A Bigger Bang" a commencé le 21 août 2005 à Boston (USA). Après les étapes américaines (Nord et Sud), asiatiques et en Océanie, un accident très médiatisé de Keith Richards (tombé tête la première d'un cocotier) a contraint le groupe à différer l'ouverture de la tournée européenne, bouleversant nombre de dates et annulant quelques-unes. En France, deux concerts initialement prévus au Stade de France, furent fondus en une seule soirée le 28 juillet 2006, l'une de leurs meilleures prestations dans l'hexagone selon de nombreux avis. Les Rolling Stones seront également à Nice le 8 août, renouant pour un soir au Palais Nikaïa (stade Charles Ehrmann) avec leur années "Riviera". Se confirme aussi un retour de la tournée aux États-Unis, prévu dès septembre pour plusieurs mois.

Cette tournée "Bigger Bang" est d'ores et déjà devenue la plus lucrative de l'histoire de la musique, avec depuis l'automne 2005 des recettes de 437 millions $US et une audience de 3,5 millions de personnes pour 110 spectacles. Le groupe a également attiré deux millions de personnes lors du concert gratuit de Rio de Janeiro, sur la plage de Copacabana, en février dernier.

Ainsi depuis la sortie de Voodoo Lounge en 1994, les Rolling Stones ont passé plus sept ans sur scène, avec un évident plaisir qui, même s'il n'est pas dénué de man½uvres commerciales et de gains colossaux, démontre, s'il le fallait encore, que le groupe représente le seul témoignage de l'âge d'or du rock'n'roll, et la preuve que leur musique est intemporelle.

Les Stones sont considérés, avec les Beatles, les Who, Led Zep et quelques autres, comme des inventeurs de la musique populaire moderne. Ils ont tenu à catégoriser dès les origines leur musique comme du Rhythm and Blues (d'après Ray Charles, c'était le nom donné autrefois au Rock and roll avant qu'il ne devienne à la mode), et se réclamèrent à plusieurs reprises de la filiation des grands bluesmen. Légendaires, ils continuent à attirer les foules, et apparaissent lors de grands événements, comme lors du superbowl.

Le nom du groupe vient, en effet, d'un titre de Muddy Waters, mais qui est Rolling Stone Blues et non Like a Rolling Stone de Bob Dylan repris par les Stones eux-mêmes pendant la tournée Voodoo Lounge de 1995.

Un aspect important des Rolling Stones est la qualité de leurs clips vidéo. Truculents comme She Was Hot(elle était chaude), touchants comme Harlem Shuffle, simples comme Waiting On a Friend, allusions aux exactions des escadrons de la mort en Amérique centrale comme Undercover, et recourant pour certains à des techniques comme l'image de synthèse, les manipulations vidéo, voire le « portamento visuel » (« Like a rolling stone »), ils constituent des ½uvres à part entière.

Comme pour la plupart des artistes de l'époque, la discographie des Rolling Stones est problématique. En effet, avant 1967, des albums différents sont parus d'une part au Royaume-Uni (et pour l'Europe) et d'autre part aux États-Unis. Ensuite, les toutes premières chansons du groupe furent éditées à une période ou le format 33 tours n'était pas encore démocratisé, et beaucoup de faces B de 45 tours ne figurent toujours sur aucun album. En outre, leur discographie non-officielle, les Bootleg, sont, tout au moins dans les 20 premières années de carrière, aussi voire beaucoup plus nombreux que leurs disques officiels, les Rolling Stones étant sur le podium des groupes les plus piratés de l'époque, aux côtés de Led Zep et d'Aerosmith.

THE ROLLING STONES: PAINT IT BLACK

# Posted on Wednesday, 02 April 2008 at 8:43 PM

Edited on Sunday, 25 October 2009 at 6:57 PM

THE SEX PISTOLS

THE SEX PISTOLS
Les Sex Pistols est un groupe de punk rock anglais qui, malgré une existence très brève, de 1975 à 1978, a lancé en grande partie le phénomène punk.

Ce groupe se caractérisait par un goût de la provocation très prononcé (la chanson God Save The Queen parodiait l'hymne du Royaume-Uni par exemple), des mélodies très basiques, un son brut et violent, un chanteur rageur, intelligent, facétieux et engagé, une énergie démente et une attitude bordélique et je-m'enfoutiste comme le rock n'en avait jamais connu. Ils secouèrent profondément le Royaume-Uni ; leur carrière fut ponctuée de plusieurs scandales plus ou moins orchestrés par leur manager, le rusé Malcolm McLaren, intellectuel féru de situationnisme.
Largement influencés par des groupes comme les Stooges ou les Ramones, ils n'ont jamais été égalés dans le domaine du son, ni de la déflagration qu'ils causèrent dans le milieu du rock.
Ils ont à leur tour influencé toute la première vague punk de groupes comme The Clash, Jam, Sham 69, puis The Exploited et The Flowers Of Romance ou encore Nirvana ou Bad Brains pour les États-Unis entre autres.

Après avoir managé un temps la fin de carrière des New York Dolls, Malcolm McLaren émigre à Londres et y ouvre en 1971 un magasin de vêtements rockabilly (Let It Rock) puis plus tard un autre (Sex) pour y vendre les créations de sa femme Vivienne Westwood, inspirées de l'esthétique sado-masochiste. Cet endroit devient le rendez-vous de jeunes désoeuvrés, dont Paul Cook et Steve Jones, qui deviennent amis avec Glenn Matlock qui en fut l'un des vendeurs. Ils y croisent la "bande des Johns" qui sont en fait les futurs Sid Vicious, Johnny Rotten et Jah Wooble. Steve Jones, Glenn Matlock et Paul Cook jouent déjà ensemble (notamment sur du matériel volé) avec un guitariste qui sera bientôt évincé. Ils demandent à Malcom McLaren de leur trouver un chanteur, et c'est ainsi que John Lydon passe une audition en singeant Alice Cooper par dessus la musique du juke-box. Le surnom de Rotten (pourri) lui est attribué à cause de l'état de décomposition de ses dents.

Ils se créent rapidement un répertoire inspiré des New York Dolls, des premiers David Bowie et des Pretty Things. Autour d'eux a lieu un regroupement d'individus à l'attitude et l'apparence provocatrices : le Bromley Contingent au sein duquel sont Siouxie, Billy Idol et d'autres personnalités qui marqueront cette époque. L'"inflexion vitriolée" et l'attitude psychotique de Johnny Rotten sur scène créent vite une réputation sulfureuse au groupe. Joe Strummer et Sting - parmi d'autres spectateurs hallucinés - décideront de montrer un groupe après les avoir vus en concert. L'aisance de la musique des Ramones avait déjà eu cet impact sur nombre de musiciens en herbe. Après un scandale télévisé à une heure de grande écoute le premier décembre 1976, une interview alcoolisée au cours de laquelle Bill Grundy, l'animateur, incite Steve Jones à proférer des insultes, le groupe fait la une des journaux(voir lien n°5). Il se voit interdit de jouer dans la majorité des villes que traverse l'Anarchy Tour auquel participaient les Damned (pour les premières dates), les Clash & les Heartbreakers. Ils tournent alors en Europe pour échapper un peu à la pression des médias. L'Angleterre est en ébullition et les jeunes changent d'un seul coup d'attitude, de style vestimentaire et même d'opinion. Glenn Matlock et Johnny Rotten s'entendent de moins en moins et le premier finit par être remplacé par Sid Vicious (qui ne sait pas jouer de basse du tout), grâce auquel Rotten compte bien contrecarrer l'influence de McLaren sur le groupe. Après l'enregistrement de l'album, l'ambiance s'aigrit, des scissions apparaissent clairement entre Johnny Rotten, le manager et le reste du groupe. Sid Vicious subjugué par sa starification se détache peu à peu de la réalité. Malcom McLaren a alors l'idée d'exporter ce qu'il pense être son invention aux États-Unis. Mais bizarrement pas à New York qui les aurait sans doute accueillis en frères, mais dans le sud conservateur. Ces 12 derniers concerts se font dans une ambiance atroce qui aboutira au départ de Johnny Rotten, contraint plus tard d'abandonner son surnom dont MacLaren revendique la paternité.

Les Sex Pistols se sont séparés en 1978. La rupture rapide était sans doute inévitable entre des individualités fort différentes qui ont declenché si jeunes autant d'excitation créatrice chez les uns et de rejet chez les autres.

Un film fut tourné mettant l'accent sur une manipulation de Malcolm Mc Laren : The Great Rock'n'Roll Swindle (« La grande escroquerie du Rock'n'Roll »). C'est une caricature commerciale nettement moins intéressante que le documentaire plus récent, The Filth and The Fury réalisé par le même metteur en scène, Julien Temple, où Lydon revient sur l'aventure du groupe.

En 1986, Alex Cox tourna une fiction sur la relation entre Sid Vicious et son amie : Sid and Nancy.

Johnny Rotten reprit ensuite son vrai nom (John Lydon), passe un moment en Jamaïque et fonde P.I.L. (Public Image Limited) avec ses amis Keith Levene et Jah Wooble. La musique plus syncopée et tranchante que celle des Sex Pistols apparaît fortement marquée par le dub mais aussi le Krautrock . Paul Cook et Steve Jones formèrent un groupe du nom de The Professionals. Sid Vicious, bassiste extrêmement médiocre mais charismatique est resté célèbre pour avoir été soupçonné du meurtre de Nancy Spungen, sa petite amie. Sa mort d'une overdose en 1979 à New York après un séjour en prison a aidé à l'établissement de sa légende. Auparavant il avait repris le Comme d'habitude de Claude François, My Way comme Sinatra plus tôt mais de manière bien plus parodique. La chanson sert de fond sonore à la fin de The Goodfellas de Martin Scorsese. Don Letts, ancien DJ du Roxy Club et 100 club a sorti un DVD en 2005 retraçant l'histoire du Punk évoquant le rôle des Sex Pistols : Punk Attitude. Après une courte reformation en 1996, et une tournée de trois semaines en Amérique du Nord en 2003, les Sex Pistols remonteront sur scène dans un concert unique à la Brixton Academy de Londres le 8 novembre 2007 pour le trentenaire de leur unique album Nevermind the Bollocks. Cependant, vu les ventes record de ce concert, et des 2 dates ajoutées (épuisées le jour même), les Sex Pistols organisent la tournée Holidays In The Sun 2007. De plus, tous les 45 tours composant Nevermind The Bollocks sont réédités.

en 2008, la date de Bobital (festival des Terre-Neuvas) est confirmée en France. http://new.festival-terre-neuvas.com/index.fr.php

L'écrivain et critique rock Greil Marcus a abordé l'histoire des Sex Pistols dans son ouvrage Lipstick Traces ; en les reliant à l'histoire souterraine des gnostiques et du dadaïsme.

On doit aux Pistols l'avènement de toute la scène new-wave et indépendante des années 1980 jusqu'à nos jours. Ils incitèrent toute une jeunesse (des punks que rejetait Johnny Rotten puisqu'ils avaient été absorbés par le système ; selon ses propres mots il ne se considérait donc aucunement comme un punk) à prendre une part active dans le mouvement porté par un désir d'action et de révolte face aux normes établies. Le Punk fut un grand moment de contestation sociale, d'activisme indépendant, de fanzines, du "Do it yourself", qui, parti du Royaume-Uni a gagné pratiquement le monde entier. Un rendez-vous de toute une partie de la jeunesse avec l'histoire et l'esprit de renouveau de son temps. Comme Mai 68 on retrouve sa trace à différents niveaux de la société, il a apporté un renouveau et un vent de liberté qui dépasse le strict cadre de la musique. En ce sens l'esprit Punk a évolué mais reste toujours actuel, en rapport avec les zones d'ombres des sociétés modernes.

SEX PISTOLS: GOD SAVE THE QUEEN

# Posted on Wednesday, 02 April 2008 at 5:21 PM

Edited on Sunday, 25 October 2009 at 6:57 PM

THE SMASHING PUMPKINS

THE SMASHING PUMPKINS
Les Smashing Pumpkins sont un groupe de rock alternatif américain, originaire de Chicago. Le groupe est articulé autour du chanteur et guitariste Billy Corgan, qui est le seul membre à avoir participé à tous les albums du groupe.

Historiquement composé de Billy Corgan, James Iha, Jimmy Chamberlin et D'Arcy Wretzky, le groupe se sépare en 2000 avant de se reformer en 2006. James Iha et D'Arcy Wretzky sont alors remplacés par Jeff Schroeder et Ginger Reyes pour les prestations live.

Le groupe est formé en 1987 à Chicago (Illinois) par l'association de Billy Corgan, James Iha et D'Arcy Wretzky. Initialement, le groupe joue avec une boîte à rythmes et évolue dans un registre new wave, jusqu'au recrutement de Jimmy Chamberlin. Le nom du groupe a été trouvé par Billy Corgan, qui lors d'un rêve aurait entendu cette phrase : « Joe Strummer is a drunk and smashing pumpkins ».

Le groupe sort en 1991 son premier album, Gish (en référence à l'actrice de cinéma muet Lillian Gish), qui est complètement éclipsé par l'album Nevermind de Nirvana.

C'est leur second opus sorti en 1993, Siamese Dream, qui les place parmi les grands groupes de rock des années 1990. L'album affirme déjà la puissance et la délicatesse de la musique et des textes de Billy Corgan qui caractérisent l'ensemble de l'½uvre du groupe. Cet album est généralement considéré comme leur chef-d'½uvre. Comme pour "Gish", il est enregistré sous la houlette de Butch Vig, qui multiplie les effets de style, comme l'overdub. Cela est particulièrement remarquable pour la chanson "Soma". Siamese Dream est suivi de Pisces Iscariot en 1994, un album à diffusion plus confidentielle, composé de faces B.

La popularité grandissante du groupe provient en partie de son leader Billy Corgan, décrit comme un parfait mégalomane et laissant peu de place aux autres membres du groupe : on dit que toutes les pistes de guitare et de basse de Siamese Dream ont été enregistrées par Corgan, reléguant James Iha et D'Arcy Wretsky au rang de spectateurs. Il semblerait que le groupe ne fonctionne correctement que sous une pression permanente.

La consécration vient avec Mellon Collie & The Infinite Sadness en 1995, qui à l'instar du White Album des Beatles ou de The Wall des Pink Floyd, deviendra l'un des double-albums les plus vendus au monde dans l'histoire du rock. Cinq singles en seront issus : Bullet With Butterfly Wings, Tonight, Tonight, Zero, Thirty-Three et 1979. Ces cinq maxis sont regroupés dans un coffret qui sort en 1996 sous le nom The Aeroplane Flies High, d'une qualité surprenante pour une collection de B-sides.

Cependant, pendant la tournée de 1996, le claviériste Jonathan Melvoin meurt d'une overdose d'héroïne. Jimmy Chamberlin, lui, échappe de peu à la mort, mais son implication dans cette affaire lui vaudra d'être exclu du groupe par Billy Corgan. D'une manière générale, les drogues dures faisaient partie du quotidien du groupe, et Billy Corgan en avait assez.

Le départ de Jimmy Chamberlin marque un tournant dans le style musical du groupe qui sort Adore en 1998, où le songwriting s'oriente vers des sons plus électroniques et expérimentaux. Bien que l'album conserve la même qualité d'écriture que les autres opus, il est un semi-échec sur le plan commercial.

En 2000, après le retour de Jimmy Chamberlin derrière les futs, D'Arcy quitte le groupe en plein enregistrement de Machina. Elle est remplacée sur scène par Melissa Auf Der Maur, une connaissance de Billy Corgan, qu'il avait présentée en 1995 à son amie Courtney Love, pour remplacer dans Hole, la bassiste Kristen Pfaff, décédée en 1994.

Machina/The Machines of God sort en 2000 après la réintégration de Jimmy Chamberlin dans le groupe. Les Smashing Pumpkins reviennent à un son plus rock, et Billy Corgan réalise avec cet album son désir de « concept album ». Devant le refus de Virgin de commercialiser l'album suivant, Machina II/The Friends & Enemies of Modern Music est distribué en 25 exemplaires dans l'entourage de Billy Corgan avec l'instruction de partager l'½uvre sur Internet au format MP3.

Les Smashing Pumpkins se séparent le 2 décembre 2000 après un dernier concert au Metro à Chicago, la même salle où ils avaient entamé leur carrière 13 ans auparavant.

Billy Corgan commence à rédiger l'histoire des Smashing Pumpkins dès ce jour, notamment par le biais de son blog.

Avec Jimmy Chamberlin, il fonde le groupe Zwan qui enregistrera un unique album en 2003, qui recevra un accueil poli. En 2005 Billy Corgan enregistre un album solo.

En 2005, Billy Corgan publie une page dans le Chicago Tribune pour annoncer son intention de reformer les Smashing Pumpkins.

Le 21 avril 2006, le site officiel du groupe annonce que les Smashing Pumpkins sont officiellement reformés et qu'ils vont procéder à l'enregistrement d'un nouvel album pendant l'été 2006 (Ce nouvel album sort en 2007 et il est appelé "Zeitgeist")

Au début du mois d'août 2006, le site officiel est mis à jour et nous annonce que les Smashing Pumpkins sont désormais en studio afin de préparer leur premier album depuis 7 ans. En outre, nous y apprenons que le producteur Roy Thomas Baker (Queen, The Cars, The Darkness) s'occupe de ce nouvel opus. Les 18, 20 et 26 octobre, Jimmy Chamberlin, a posté sur le site Myspace du groupe, trois messages débutant ce qui semble apparaître comme un "journal de bord" de l'enregistrement studio du nouvel album. Il y annonce notamment que la collaboration avec le producteur Roy Thomas Baker a été "non seulement un honneur, mais la meilleur expérience musicale jamais vécue par [le groupe]". Les Smashing Pumpkins semblent désormais travailler avec le producteur Terry Date.

17 Décembre 2006, Les Smashing Pumpkins prévoient de refaire leur retour sur scène dans quelques festivals européens cet été.

Le 8 février 2007, sur leur site, les Smashing Pumpkins annoncent la date de sortie de leur sixième album (officiel) : ZEITGEIST, prévu pour le 07 Juillet 2007 (remarque : la date peut se noter 07-07-07).

Le 8 avril 2007 Le suspense est levé, James Iha ne fait pas partie des plans de reformation des Smashing Pumpkins. L'intéressé a déclaré qu'il n'avait pas parlé à Billy Corgan depuis des années, qu'il élaborait en ce moment un nouvel album solo, ainsi qu'un label indépendant.

Le 16 mai 2007, la pochette de ZEITGEIST est révélée sur leur site. On apprend en même temps que la date de sortie est décalée au 10 juillet.

La nouvelle formation est officiellement dévoilée en première mondiale le 22 mai 2007 au Grand Rex à Paris : Ginger Reyes (basse), Jeff Schroeder (guitare) et Lisa Harriton (clavier) font partie du nouveau line-up ; Billy Corgan et Jimmy Chamberlin gardent leurs rôles respectifs. Le concert dure près de 3 heures et la set list est riche de vieux titres réarrangés ainsi que de nouveaux morceaux.

CLIP: I'AM ONE
CLIP: CHERUB ROCK
CLIP: TODAY
CLIP: DISARM
CLIP: BULLET WITH BUTTERFLY WINGS
CLIP: 1979
CLIP: ZERO
CLIP: TONIGHT TONIGHT
CLIP: THIRTY THREE
CLIP: THE END IS THE BEGINNING IS THE END
CLIP: AVA ADORE
CLIP: PERFECT
CLIP: STAND INSIDE YOUR LOVE
CLIP: TRY TRY TRY
CLIP: TARANTULA
CLIP: G.L.O.W

# Posted on Wednesday, 26 March 2008 at 11:29 PM

Edited on Sunday, 25 October 2009 at 6:58 PM

THE STROKES

THE STROKES
The Strokes est un groupe de rock américain formé à New York en 1998, élevant sa renommée dès le début des années 2000 et considéré aujourd'hui comme l'un des groupes phares du renouveau garage rock (post-punk). Bénéficiant de critiques élogieuses les présentant comme les dignes héritiers du Velvet Underground, des Ramones ou de Television (dont on remarque une certaine influence).

Leur musique se caractérise notamment par un enregistrement de la voix et des guitares volontairement « sale » et saturé mais aussi par des lignes de basse particulièrement élaborées. Le groupe a actuellement sorti trois albums : Is This It en octobre 2001, Room on Fire en octobre 2003 et First Impressions of Earth en janvier 2006.

C'est en 1984 que se rencontrèrent deux des membres du futur groupe. En effet, Julian Casablancas fit par hasard la connaissance à l'école de Nikolai Fraiture, son futur bassiste qui devint vite un ami. Les deux camarades n'étant alors âgés que de six ans, il faudra attendre encore quelques années avant que cette relation ne se transforme en collaboration musicale. Sept ans plus tard, en 1991, Julian Casablancas sympathise avec le batteur Fabrizio Moretti et le guitariste Nick Valensi (qui avaient joué dans le même groupe quelques mois auparavant) à la Dwight School, un lycée de l'Upper West Side de Manhattan. Mais ce n'est que l'année suivante qu'il rencontre Albert Hammond Jr au prestigieux Institut Le Rosey en Suisse, le guitariste qui complète le line-up sans que personne n'en ait encore conscience à l'époque. Le rencontrant quelques années plus tard dans Manhattan tout à fait par hasard, Casablancas invite Albert Hammond Jr à se joindre à son groupe nouvellement formé, et se charge de nommer le quintet désormais au complet : ce sera The Strokes.

En juin 2001, les Strokes (qui rêvaient à un moment donné de devenir un groupe aussi incontournable que Guided by Voices, formation de l'underground américain) deviennent rapidement un véritable phénomène. Leur popularité grandit rapidement à New York peu après leur formation, particulièrement dans le Lower East Side et ils commencent à se produire au Mercury Lounge. Ryan Gentles y est en charge du booking ; impressionné par le son du groupe, il décide de quitter son emploi pour devenir leur manager.

Contactés après un spectacle par Gordon Raphael, un producteur de la scène underground new-yorkaise, les Strokes commencent donc à répéter plusieurs jours par semaine avec l'intention d'enregistrer un EP. Leur répertoire comprend à ce moment tout au plus dix à douze titres dont Last Nite, The Modern Age, This Life (devenue Trying Your Luck), New York City Cops, Soma et Someday. La plupart de ces titres contiennent maintenant des paroles quelque peu différentes. À ce moment-là, il y avait aussi des titres qui, à ce jour, sont toujours inédits officiellement dont Sagganuts, In Her Prime, Rythm Song, A Minor 4-4, Babies et Clear Skies.

L'EP The Modern Age sortit le 29 janvier 2001 en Angleterre et le 22 mai 2001 aux États-Unis et s'en suivit une certaine hype des deux côtés de l'Océan Atlantique. Les critiques acclamèrent l'enregistrement et les compagnies de disques se mirent en guerre pour signer le groupe. Le groupe était maintenant proclamé comme les sauveurs du rock 'n' roll par certains articles dithyrambiques.

Les Strokes sortirent finalement leur premier album Is This It le 27 août 2001 au Royaume-Uni sous l'étiquette Rough Trade Records. Le 9 octobre 2001, après un délai, l'album était lançé en Amérique sous l'étiquette RCA. Le délai fut causé par une pochette européenne, représentant une main gantée de cuir posée sur un postérieur féminin, considérée comme obscène et remplacée par un dessin abstrait, ainsi que le retrait de la chanson New York City Cops, considérée déplacée peu après les évènements du 11 septembre 2001, son refrain disant « New York City Cops, they ain't too smart » (« Les flics de la ville de New York, ils ne sont pas très futés »).

L'album reçut de bonnes critiques tant des grands magazines, dont un quatre étoiles du Rolling Stone Magazine, que des publications indépendantes, dont un 9,3 de Pitchfork Media. Il fit le « Top Ten » de 2001 de plusieurs critiques et fut nommé album de l'année par Entertainment Weekly. L'influence de groupes comme le Velvet Underground, Television ou Blondie fut évoquée à plusieurs reprises dans les critiques à ce moment-là.

Après la sortie de l'album, les Strokes commencèrent une tournée mondiale où ils s'arrêtèrent pour quelques dates au Japon, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Angleterre, en France, en Allemagne, en Italie, au Canada et dans leur pays natal : les États-Unis. Ils ont, entre autres, fait la première partie des Rolling Stones pour quelques soirs et furent les têtes d'affiche des Reading and Leeds Festivals en août 2002. Le groupe joua, toujours en août 2002, au Radio City Music Hall de New York avec The White Stripes en ouverture, Jack White rejoignit le groupe sur scène pour interpréter le solo de New York City Cops. À ce moment, les Strokes apparurent aussi dans Saturday Night Live et dans les émissions de fin de soirée de Jay Leno, David Letterman et Conan O'Brien.

Le groupe tourna aussi trois vidéoclips pour promouvoir l'album : Hard to Explain, Last Nite (enregistré live en studio) et Someday, tous réalisés par Roman Coppola, fils de Francis Ford Coppola et frère de Sofia Coppola.

Avant la fin de 2002, le groupe entra en studio pour enregistrer une suite à Is This It avec Nigel Godrich (producteur ayant travaillé avec Radiohead, Beck et Paul McCartney), mais suite à certaines divergences sur la façon d'enregistrer l'album, ils décidèrent de retourner vers Gordon Raphael, producteur du premier opus. En marge de ces sessions, le groupe tourna au Japon et présenta quelques uns de ses nouveaux titres dont Reptilia, Meet Me in the Bathroom, The Way It Is, Between Love & Hate (alors connu comme Ze Newie) et 12:51 (parfois appelé Supernova).

Les Strokes sortirent leur deuxième opus, intitulé Room on Fire, le 28 octobre 2003 à travers le monde, l'album reçut généralement de bonnes critiques mais fut reçu plus froidement par le public. Monté jusqu'à la deuxième position des ventes au Royaume-Uni et à la quatrième position du Billboard 200, l'album ne se vendit cependant « qu'à » 575 000 exemplaires (en date de janvier 2006), nombre à comparer à plus d'un million pour Is This It aux États-Unis seulement.

Le premier single tiré de l'album fut 12:51 avec le son de guitare de Nick Valensi évoquant des claviers, le vidéoclip fut quant à lui réalisé une fois de plus par Roman Coppola et présentait une image très inspirée du film Tron. Ce titre fut, jusqu'à la sortie de Juicebox le plus gros succès du groupe au Royaume-Uni, montant jusqu'à la septième position.

En novembre 2003, le groupe joua tous les mardis à l'émission Late Nite with Conan O'Brien pour présenter ses nouveaux titres au grand public. De fin 2003 à mi-2004, le groupe tourna avec Kings of Leon et Regina Spektor comme premières parties. Alors qu'ils tournaient avec cette dernière, les Strokes enregistrèrent le titre Modern Girls & Old Fashionned Men avec Regina Spektor, la chanson fut lancée en tant que face B de leur deuxième single, Reptilia. Le troisième single extrait de Room on Fire fut The End Has No End, avec une reprise des Clash en face B, Clampdown.

Vers la fin 2004, le groupe prévoyait de sortir un album live, Live in London. Mais ce plan tomba à l'eau pour des raisons nébuleuses, le groupe prétextant des problèmes dans la qualité de l'enregistrement.

Au cours de l'année 2005, le groupe devint silencieux et les rumeurs sur le troisième opus allèrent bon train. Le premier single prévu, Juicebox, se retrouva sur Internet dès septembre 2005, au grand dam du groupe. Le groupe et leurs compagnies de disque furent donc obligés de lancer le nouveau single beaucoup plus tôt que prévu, soit au début d'octobre 2005, avec Hawaii en face B. Ce single devint (en date de janvier 2006) le plus grand hit du groupe (#5 au Royaume-Uni) et le premier à atteindre le Billboard Hot 100 (#98).

Le lancement de l'album suivit le 2 janvier 2006 en Europe et le 3 janvier 2006 en Amérique. Intitulé First Impressions of Earth, il fut enregistré dans le studio personnel des Strokes sous la gouverne du producteur David Kahne, avec l'aide de Gordon Raphael (producteur de Is This It et Room on Fire) sur certains titres, ainsi que la présence du réputé Andy Wallace derrière la console de mixage.

Le second single tiré de l'album prévu au début 2006 est Heart in a Cage. Le single suivant des Strokes, You Only Live Once, a été tourné à Los Angeles par Sam Bayer.

En face B, Eddie Vedder, de Pearl Jam, et Josh Homme, de Queens of the Stone Age, reprennent avec les Strokes le morceau Mercy Mercy Me de Marvin Gaye. Ce single sortit en juillet 2006.

En 2007, les membres du groupe annoncent une pause significative dans leur projet commun, et précisent qu'aucun projet ne sortirait cette année. Avant un retour attendu, normalement pas avant début 2009, les Strokes se reposent suite à une éprouvante tournée composée d'une longue série de concerts visant à promouvoir leur dernier album First Impressions of Earth.

En parallèle, les musiciens ne restent cependant pas inactifs.
En effet, Albert Hammond Jr a terminé de son côté l'enregistrement de son deuxième album solo qui a suivi de près la sortie de son premier opus Yours to Keep, Julian Casablancas a participé au dernier single des Queens of the Stone Age menés par Josh Homme, intitulé Sick, Sick, Sick (sur Era Vulgaris) en y jouant de la guitare synthétique, et serait sur le point de monter un label. Nick Valensi est apparu brièvement dans le dernier opus de Devendra Banhart. Fabrizio Moretti est parti en tournée avec Har Mar Superstar, un vieil ami du groupe. Enfin, Nikolai Fraiture a participé à un projet cinématographique d'art et d'essai intitulé A Kind of Dream.
Albert Hammond Jr a fait la première partie du groupe Coldplay à l'occasion de sa tournée européenne Viva La Vida Tour. L'album du groupe Little joy formé par Fabrizio Moretti est sorti en novembre 2008, tandis que celui de Nikolai Fraiture, alias Nickel Eye, est sorti début janvier 2009.

Le break touche néanmoins à sa fin, Albert Hammond Jr ayant annoncé au magazine Rolling Stone leur retour en studio le 11 février 2009 à 14 heures. The Strokes ont effectivement regagné les studios pour travailler sur le 4ème album, ils l'affirment sur leur site officiel.

THE STROKES: HEART IN A CAGE

# Posted on Friday, 08 May 2009 at 8:34 AM

Edited on Sunday, 25 October 2009 at 6:58 PM